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Guangzhou, l’eldorado chinois des businessmen africains

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Au sud de la Chine, la ville industrielle de Guangzhou attire tous les ans des dizaines de milliers de commerçants africains. Ils viennent y acheter, au rabais, toute la pacotille qui inonde aujourd’hui les marchés du continent noir. Dans la frénésie de cette dynamique mégapole, un quartier s’est transformé en tour de Babel du XXIe siècle.[mks_separator style=”solid” height=”1″]
Guangzhou, l’eldorado chinois des businessmen africains
©Gwenn Dubourthoumieu
Vite, Ricardo s’engouffre dans une des ruelles encombrées de petits commerces du quartier de Xiaobei. Il slalome entre les boutiques de vêtements, les vendeurs de sandales et les étals de clémentines. Le commerçant angolais se faufile au milieu des centaines d’autres nomades du business venus du Pakistan, d’Iran, du Moyen-Orient, du Maghreb et de toute l’Afrique. Ambiance de souk marocain, atmosphère de bazar tanzanien. Dans le brouhaha des klaxons et des cris proférés dans toutes les langues de la route de la soie, dans la fumée des poissons grillés sur des braseros de fortune, Ricardo joue des coudes pour se rapprocher des changeurs de billets. « Nous arrivons à Wall PÉKIN Street, glisse-t-il dans un français sommaire, qui chante comme du portugais. C’est le seul endroit de Guangzhou où on peut changer des billets au noir, à un taux nettement plus intéressant que dans les banques. » La petite place est bordée d’hôtels fatigués, d’immeubles vétustes, d’idéogrammes publicitaires, de trois arbres poussiéreux et d’une voie de chemin de fer. Sur son parvis inégal, des dizaines de Chinois râblés, portant presque tous un sac en bandoulière, attendent les clients pour changer cent, mille ou dix mille yuans. Parfois beaucoup plus. « Des centaines de milliers de dollars passent dans leurs mains tous les jours », affirme Ricardo sans rigoler. Et il continue de se frayer un chemin, jusqu’à une petite table protégée du soleil tropical par une toile bleue suspendue en marquise. Il sort de sa poche quelques billets froissés, qu’il négocie à un peu plus de huit yuans pour un euro.[mks_separator style=”blank” height=”1″]
Mai 2016

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 59 du numéro 34 Mai 2016.

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