Portrait

Judith Epee Boun  La réussite  en toute discrétion

À la tête de Shooting Star, l’une des entreprises  de placement de personnel les plus solides du  Cameroun, Judith Epee Boun s’est fait une place dans le gotha des hommes et femmes d’affaires du pays. Rencontre avec une étoile filante mais persistante dans le ciel de l’entrepreneuriat africain.

Judith Epee Boun est à la tête de plusieurs entreprises au Cameroun, dans les secteurs du placement de personnel, mais aussi de l’immobilier et des équipements de protection.

Née en novembre 1961 à Yaoundé, Judith Epee Boun fait ses études primaires et secondaires au Cameroun. En août 1978, elle prend la direction de la France, où elle décroche son baccalauréat. Elle s’inscrit ensuite à l’Institut universitaire technologique de Saint-Jérôme à Marseille, d’où elle sort diplômée en 1986. En 1987, elle revient dans son pays natal, pose ses valises à Douala et entame une carrière de dix ans à la Compagnie nationale d’assurance (CNA), entreprise fondée par l’homme d’affaires camerounais Protais Ayangma. En 1997, Judith Epee Boun quitte la CNA : elle se sent suffisamment confiante et outillée pour créer Shooting Star. Son projet initial est celui d’une société de gardiennage. Cependant, l’aventure tourne court. Peu après le démarrage, elle doit mettre la clé sous la porte. Retour à la case départ :  son CV sous le bras, Judith Epee Boun  accepte son sort et fait de nouveau le tour  des entreprises pour se trouver un emploi. Une fois de plus, elle est recrutée pour gérer le personnel, cette fois-ci chez Interima, une entreprise de placement de travailleurs. C’est là qu’elle va se familiariser avec cette activité. Mais sa nouvelle expérience professionnelle finit par devenir source de frustration : « Je n’appréciais pas du tout le traitement réservé aux employés, qui pour la plupart étaient des Camerounais », explique-t-elle. À cette frustration vient s’ajouter le stress d’une charge de travail de plus en plus difficile à tenir : « J’étais de bout en bout de la chaîne, j’étais sur toutes les opérations », se souvient-elle.  Après quatre ans  dans l’entreprise, elle quitte Interima  et réactualise Shooting Star.

LE GRAND SAUT

Ayant davantage mûri son projet et forte de ses expériences récentes, elle renonce à son idée initiale et opte pour le placement de personnel. Elle sait qu’il existe un besoin dans le secteur des hydrocarbures, et elle se spécialise dans le placement du personnel destiné aux plates-formes pétrolières situées en haute mer, à un moment où la hausse des cours provoque un véritable boom dans ce secteur. Un positionnement judicieux qui lui permet peu à peu de se tailler une clientèle parmi les plus grosses entreprises de la place.

Edition Nov Dec 2018

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 78 du numéro 52 Nov Dec 2018, en vente ICI.