Editos et Chroniques La chronique de Gaston KELMAN

L’Afrique est bien partie… Mais où ?

C’est un fait ! Ça bouge en Afrique. En économie, des performances admirables côtoient des atermoiements parfois psychédéliques. En politique aussi, il y a de bien beaux gestes, mais il y a surtout des constantes. Les récents mouvements qui ont secoué certains pays autant que certaines situations qui paraissent statiques sont là pour le démontrer.

Le Cameroun est un cas à part. Sa spécificité se situe dans la puissance messianique, démiurgique, que les partisans accordent à leurs champions. Tenons-nous-en au trio de tête des présidentielles de 2018. Le jeune Cabral Libii est annoncé par ses partisans comme la réincarnation d’un géant que l’on devine être le héros des indépendances, Ruben Um Nyobè. Il n’y a pas mieux. Pour ceux de Maurice Kamto, leur leader est indubitablement le quatrième personnage de la Divine Trinité, tout comme les trois mousquetaires qui étaient en fait quatre. Le président en exercice Paul Biya a été déclaré créateur des Camerounais – ou peut-être des membres de son gouvernement. Mais cette tendance pose problème. Si dans tous les pays, on va aux élections pour gagner, au Cameroun, on fait mieux. Tous ces messies gagnent. Et c’est là que le problème commence. …

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous  page 21 du numéro 57 Mai 2019, en vente ICI.