Techno

Le cartable solaire

Dans une Côte d’Ivoire où les factures d’électricité flambent, et où les coupures se font intempestives, Evariste Akoumian Tresor, 35 ans, a pensé à une astuce pour rendre facile d’accès l’éducation des jeunes en zone rurale, avec «­Solarpak­».

Le sac Solarpak porté par un élève.

L’électrification des régions ! Ce groupe de mots est continuellement présenté sur la table des fléaux qui minent le continent africain. A cela s’ajoute le rapport des Nations unies qui estime à 700 millions le nombre d’Africains n’ayant pas accès à l’électricité de manière permanente.
Des projets de cartables solaires similaires existaient déjà en Afrique du Sud ou au Togo. Mais qui eût cru tout de même à cette gageure d’intégrer dans un sac de classe un petit panneau solaire relié à une lampe qui se recharge grâce à l’énergie solaire  L’éclairage est branché grâce à un port USB sur la source d’énergie et les élèves peuvent donc étudier, si nécessaire, après le coucher du soleil. Evariste Akoumian a relevé ce pari en intégrant dans le monde des TIC ivoiriens une innovation pratique. Celle-ci lui a été inspirée par «la peine de voir les enfants dans les zones non électrifiées souffrir pour étudier une fois la nuit tombée, ou être totalement incapables de le faire à cause de l’obscurité.»
Pour concrétiser son idée, il a investi un peu plus de 30 000 000 francs CFA, soit 45 000 euros, et distribué gratuitement plus de 200 sacs de la marque Solarpak dans la région d’Aery à Songon. Il n’est certes pas un mécène, mais son objectif premier est de faire prévaloir l’éducation, car : « Les enfants des zones rurales ont aussi le droit d’aller à l’école avec des cartables convenables et non pas des sacs ayant servi à emmagasiner du cacao ou du riz ! », déplore le chercheur.

Numéro 41 Février 2017

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 22 du numéro 41 Février 2017.