Portrait

Lynda Aphing-Kouassi Le rêve d’une Afrique  dotée d’entreprises et  d’infrastructures de qualité

Cette Ivoirienne a quitté le milieu bancaire londonien pour créer à Abidjan et au Royaume-Uni le cabinet Kaizene, qui organise des formations et des conférences pour renforcer le secteur des infrastructures et des BTP sur le continent. 

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Mieux que n’importe quelle autre femme en Afrique, Lynda AphingKouassi a compris la nécessité qu’il y a de doter les pays du continent d’infrastructures de qualité pour soutenir et accompagner leur désir d’émergence. Depuis 2015, elle organise chaque année des conférences pour sensibiliser les autorités au caractère impératif de ce défi à relever. Lors de la quatrième édition de cette conférence qui s’est tenue en décembre 2017  à Dakar au Sénégal, un point d’honneur  avait été mis sur l’urgence de construire des villes intelligentes et sur les niches de financements qui pouvaient être explorées pour y parvenir. En décembre prochain,  c’est à Kigali au Rwanda qu’aura lieu la nouvelle édition, placée sous le thème  de la croissance économique face aux  enjeux infrastructurels en Afrique.

Pour comprendre comment cette citoyenne ivoirienne en est arrivée à cette passion pour l’équipement de l’Afrique, il faut remonter aux années 2010, alors que Lynda Aphing-Kouassi est banquière à Londres depuis douze ans. Un jour, elle discute avec une amie dans le métro et toutes les deux  font un constat : lorsqu’on entre dans une banque ou toute autre entreprise en Afrique, l’accueil et le service client ne sont généralement pas à la hauteur des attentes. «‑On s’est dit qu’on allait rentrer et créer  un cabinet pour travailler sur le service d’accueil, vu que le service client n’existe  pas vraiment dans nos pays‑», se souvient  cette dame au physique d’athlète. Elle décide cependant de procéder par étapes. Dans un premier temps, en 2015, elle intègre une banque ivoirienne pour mieux toucher du doigt cette réalité de la vie des entreprises en Afrique qu’elle avait jusque-là constatée de l’extérieur. «‑J’y ai remarqué que l’esprit d’appartenance n’était pas fort, que la culture d’entreprise n’était pas développée non plus.

Edition Sept Oct 2018

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 70 du numéro 51 Sept Oct 2018, en vente ICI.