Techno

Mohamed Moustapha Diouf, promouvoir des solutions big data et IOT « made in Africa »

Ce docteur en informatique dirige de main de maître Baamtu (lire Bamtou), une start-up qui, lentement mais sûrement, creuse son sillon dans l’univers de l’ingénierie logicielle, le big data et l’Internet des objets (IOT) au Sénégal et au-delà.

Mohamed Moustapha Diouf.

Au deuxième étage d’un immeuble discret du quartier dit Ouest foire, à Dakar, sur l’un des côtés de la route qui mène à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, loge une start-up tenue par une dizaine de jeunes gens dévoués. Tous ingénieurs en informatique ou en force de vente, ils passent leurs journées à travailler à la conception de solutions informatiques à même d’apporter des réponses concrètes à des problèmes qui se posent dans la vie de tous les jours.

Exemple de ces solutions: Mediciel, un logiciel qui permet de gérer à 100% les structures de santé, aussi bien les cliniques que les hôpitaux. L’idée, d’après ses concepteurs, c’est de gérer la facturation que les établissements sanitaires ont souvent du mal à maîtriser; mais aussi de dématérialiser complètement le dossier médical du patient de façon que toutes les interactions de celui-ci avec le personnel de l’établissement soient tracées par le logiciel dès son arrivée: consultation, examens, ordonnances, hospitalisation, historique médical, historique social, etc.
A la tête de cette structure, dénommée Baamtu, qui creuse son sillon au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, trône Mohamed Moustapha Diouf. Ce docteur en informatique diplômé de l’université de Bordeaux (France) a, comme bon nombre de Sénégalais, choisi de revenir s’installer et investir dans son pays pour y exprimer le savoir-faire acquis en Occident. D’ailleurs, comme il aime à le rappeler, il n’est pas seul à avoir pensé et concrétisé le projet Baamtu (qui veut précisément dire «répétition» en wolof ).
Avec lui: Tidjiane Si et Tanor Dieng, qui occupent aujourd’hui respectivement les fonctions de directeur technique et de directeur associé de la jeune entreprise.
Fonds propres
Ce sont ces trois amis qui, hostiles à l’idée de contracter un prêt bancaire, vont décider de rassembler leurs économies pour finalement sortir Baamtu des fonts baptismaux en 2008 en France, puis en 2009 au Sénégal. Aujourd’hui, comme le souhaitaient ses promoteurs, la structure fonctionne sur fonds propres et revendique un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 millions de francs CFA en 2015. Mais, Mohamed Moustapha Diouf sait que pour maintenir cette indépendance et cette tranquillité financière ses collaborateurs et lui doivent continuer d’observer la société et de créer de nouvelles solutions aux problèmes que rencontrent les populations au quotidien. C’est ce que son équipe et lui ont fait à travers Médiciel.

Numéro 45, daté Juin 2017.

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 20 du numéro 45 Juin 2017.