Enquête

Robert Dussey « Le partenariat avec l’Europe doit permettre de lever les obstacles au développement industriel de l’Afrique »

La 108e session du Conseil des ministres ACP devait se tenir les 12 et 14 décembre 2018 à Bruxelles pour préparer le renouvellement de l’accord qui lie les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne. L’Europe est-elle toujours disposée à aider l’Afrique, alors que la géographie économique et la géopolitique du monde sont en pleine mutation et que de nouveaux acteurs, comme la Chine, l’Inde ou la Russie, foncent sur le continent et bousculent les certitudes et les positions historiques de la « vieille Europe » ? Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, est le négociateur en chef pour le groupe ACP. Forbes Afrique l’a rencontré. 

Robert Dussey, 46 ans, professeur de philosophie de formation, est ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo depuis septembre 2013.

Forbes Afrique : Ce mois de décembre se tenait une session du Conseil des ministres des pays ACP à Bruxelles. À quel stade se trouve le processus de renouvellement de l’accord liant l’Union européenne au groupe de pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP)­?

ROBERT DUSSEY : Les négociations en vue de la conclusion d’un nouvel accord qui devra encadrer le partenariat ACP-UE après février 2020 ont effectivement démarré le 18 octobre dernier à Bruxelles, après un lancement formel le 28 septembre à New York. Les travaux ont assez bien évolué. Le groupe central de négociation ACP au niveau des ambassadeurs et les hauts fonctionnaires de l’Union européenne ont tenu plusieurs sessions au titre de ce premier cycle de négociations qui a permis de se mettre d’accord sur les modalités pratiques de ces négociations. Les deux parties sont également parvenues à un consensus sur la structure du prochain accord et travaillent actuellement à définir, chapitre par chapitre, les articles à y inclure. Elles ont aussi chargé l’équipe conjointe de rédaction d’élaborer un projet de texte qui sera soumis à l’examen des équipes techniques de négociation des deux parties. L’Union africaine est en train de mettre à la disposition des équipes de négociation des experts pour travailler ensemble afin de défendre les intérêts du continent dans le pilier africain. Car désormais, et contrairement aux précédents accords, il y aura trois piliers géographiques régionaux : l’Afrique, les Caraïbes et le Pacifique.

Edition Nov Dec 2018

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 52 du numéro 52 Nov Dec 2018, en vente ICI.