Portrait

Youssouf Carius, le financier qui croit en sa bonne étoile

Passé par l’agence de notation Bloomfield Investment, Youssouf Carius est aujourd’hui à la tête de Pulsar Partners, fonds d’investissement lancé en 2016. Une société financière jeune donc, mais qui ne manque pas d’ambition, à l’image de son fondateur.

L’homme d’affaires gère aujourd’hui un portefeuille d’environ 4 millions de dollars

La discrétion a toujours caractérisé les professionnels du monde de la finance. Et ce n’est pas Youssouf Carius, fondateur et directeur général du fonds d’investissement Pulsar Partners, qui fera fi de cette règle. Dans les locaux de sa société, empreints de sérénité, situés dans le quartier résidentiel de Cocody à Abidjan, les chaises Louis XIV rappellent le goût du maître des lieux pour le classique. Et, dans le bureau du dirigeant, on ne saurait manquer des livres sur Warren Buffett et Benjamin Graham, deux investisseurs de légende. Mais derrière cette apparente vie lisse de financier, se cache un parcours digne d’un self-made-man.
Modestes débuts
Né à Marseille d’un père ivoirien et d’une mère martiniquaise, Youssouf Carius acquiert jeune la bosse des affaires. Son père, couturier, l’initie chaque soir aux opérations familiales, en l’associant au décompte de la recette journalière. L’enfant prend vite le pli, suivant en parallèle des études entre la Côte d’Ivoire et la France. Il intègre la Toulouse School of Economics et en sort diplômé d’un Master en statistiques et économétrie en 2008.
Les expériences professionnelles s’enchaînent. Pour le cabinet BearingPoint, il planche notamment sur des algorithmes d’intelligence artificielle. Il poursuit sa carrière chez Soft Computing, une société informatique. Puis ce sera Information Ressources, où il occupe un poste de chef de projet, qui lui permet de traiter avec des entreprises telles que Coca-Cola, Sodial, Lactalis, L’Oréal ou Unilever. Youssouf supervise des équipes techniques opérationnelles en Inde et manage une équipe commerciale basée en France. «Une formidable expérience qui s’est soldée par de belles rencontres», se souvient-il, précisant qu’il voit toujours régulièrement ses anciens collègues de travail lors de ses passages en France. Il y restera jusqu’en 2011.
Puis il intègre le cabinet de conseil Accenture où il «redécouvre la finance», au gré de ses nombreuses missions. Contre l’avis de certains de ses responsables, il prend alors la décision de rentrer en Côte d’Ivoire, en 2013, pour expérimenter un nouveau challenge.

Numéro 42, Mars 2017.

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 24 du numéro 42 Mars 2017.