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Ils Font Briller Le Bénin

Ils excellent dans les arts plastiques, la musique, la cuisine ou le cinéma et font rayonner leur pays bien au-delà de l’Afrique. Gros plan sur dix Béninois de renommée internationale.

Par Olivia Yéré Daubrey


ANGÉLIQUE KIDJO I AUTRICE, COMPOSITRICE, INTERPRÈTE

« Je suis certes la première… mais je ne serai pas la dernière. Beaucoup d’autres suivront, et cela emplit mon cœur de joie», a réagi Angélique Kidjo en apprenant, début juillet, la présence de son nom sur la liste des 36 personnalités retenues par la Chambre de commerce d’Hollywood pour être honorées par une étoile sur le « Walk of Fame » en 2026. L’annonce a traversé les océans. Au Bénin, son pays natal, le président Patrice Talon s’est exprimé dans un hommage vibrant, saluant «un parcours inspirant » et « un exemple pour tous ». Tout commence à Ouidah, en 1960, dans une maison où l’on parle aux ancêtres, où l’on monte des pièces de théâtre et où la musique coule comme une langue maternelle. Son père, musicien passionné, éveillait sa curiosité aux rythmes du monde, tandis que sa mère, chorégraphe et directrice de théâtre, l’initiait à la scène et aux traditions culturelles béninoises. Un jour, elle tombe sur la pochette d’un album de Jimi Hendrix, et comprend qu’il existe d’autres visages noirs ailleurs, porteurs d’histoires à peine dites. Puis vient la voix de Miriam Makeba, et avec elle, la révélation d’un combat. Adolescente, elle chante dans un orchestre local, mais très vite, l’atmosphère dans le pays devient irrespirable. Au début des années 1980, elle quitte le Bénin pour la France, fuyant la répression. À Paris, elle façonne son identité musicale comme on tisse un pagne : entre racines africaines et influences planétaires. En 1991, Logozo, produit par Island Records, la propulse sur la scène internationale. L’album atteint le Top 10 du classement Billboard World Music – un fait rare à l’époque pour une artiste africaine. Depuis, elle a livré une discographie foisonnante – plus de quinze albums – où les rythmes du Bénin rencontrent le funk de James Brown, le jazz des clubs new-yorkais et les pulsations d’une afro-pop sans frontières. « Batonga », « Agolo», « Wombo Lombo»…Autant de titres devenus cultes, repris dans les rues d’Abidjan comme dans les festivals du monde entier. En 2021, Mother Nature scelle un nouveau tournant : un album-manifeste, à la fois appel écologique et lettre d’amour à la terre et aux valeurs essentielles. Sur scène, la superstar béninoise a chanté avec les plus grandes légendes : Carlos Santana, Alicia Keys, Youssou N’Dour, Philip Glass. Mais elle tend aussi la main aux nouvelles voix du continent : Burna Boy, Yemi Alade, Roseline Layo. Avec eux, elle partage un feu, une langue, un battement. L’ancienne et la nouvelle génération ne s’opposent pas : elles s’entrelacent dans un même souffle, celui d’une Afrique qui avance. Mais Angélique Kidjo n’est pas seulement une musicienne : elle est une conscience. Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF depuis 2002, elle sillonne les villages et multiplie les interventions, dénonçant les injustices, défendant l’éducation, élevant la voix pour celles qu’on n’écoute pas. En 2010, elle crée la Fondation Batonga, qui œuvre dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et, avec un budget annuel avoisinant 1,5 million de dollars, accompagne aujourd’hui plus de 20 000 jeunes filles vers l’autonomie. Dans certaines régions, son nom est prononcé comme une promesse de lumière. Selon le New York Times, elle est « probablement la vocaliste internationale la plus respectée d’Afrique ». Et pourtant, elle n’a jamais cédé aux formats imposés. Elle chante en fon, en yoruba, en mina. Elle mêle les tambours aux beats électroniques, les complaintes traditionnelles aux harmonies symphoniques. Elle impose une Afrique plurielle, fière, souveraine – une Afrique qui n’a rien à prouver. « Ma musique est imprégnée d’une histoire de résilience, d’amour, et de ce que l’on peut accomplir avec très peu », confiait-elle à Forbes US, lors d’un de ses passages au Carnegie Hall, en 2024. Et bientôt, sur Hollywood Boulevard, entre les étoiles du cinéma et les légendes du rock, scintillera celle d’une Africaine debout, libre, flamboyante. Celle d’Angélique Kidjo.


DJIMON HOUNSOU I ACTEUR, RÉALISATEUR ET MANNEQUIN

Né à Cotonou en 1964, Djimon Hounsou incarne le parcours inspirant d’un enfant d’Afrique devenu l’un des visages les plus puissants du cinéma mondial. Arrivé en France à 13 ans, le jeune Béninois traverse l’adversité, dormant un temps dans les rues de Paris, avant d’être repéré par un collaborateur de Thierry Mugler. Ce coup du destin le propulse dans l’univers de la mode et le mène à travailler avec des figures comme Madonna, Janet Jackson et le réalisateur David Fincher. Mais c’est à l’écran que Djimon Hounsou révèle toute sa profondeur. Dès les années 1990, il s’impose dans des rôles marquants, de Stargate à Gladiator, en passant par Amistad, où Steven Spielberg lui confie le rôle principal, salué par une nomination aux Golden Globes. Acteur engagé, il navigue avec aisance entre les univers : science-fiction, drame historique, films d’action ou blockbusters hollywoodiens comme Blood Diamond, The Island ou l’univers Marvel. Derrière chaque personnage, une intensité rare, une force tranquille, nourries de ses racines africaines. Le polyglotte Djimon Hounsou incarne aussi une nouvelle figure de l’Afrique diasporique : fière, puissante, globale. Entre Paris, Los Angeles et Cotonou, il continue d’inspirer une génération qui voit en lui plus qu’un acteur : un symbole de résilience et de réussite, qui fait rayonner le Bénin sur les écrans du monde entier. Djimon Honsou est aujourd’hui naturalisé américain.


SHIRAZEE I AUTEUR, COMPOSITEUR, INTERPRÈTE

Shirazee – de son vrai nom Paolo Prudencio – incarne une nouvelle génération d’artistes nomades et décomplexés. De son enfance au Bénin à son adolescence entre le Ghana, Paris, l’Afrique du Sud et Londres, il absorbe les rythmes du monde comme d’autres apprennent des langues. Six au total, qu’il manie avec la même fluidité que ses mélodies. D’abord auteur compositeur pour les autres, il signe des titres pour Sting, Ty Dolla $ign, Afrojack ou encore le groupe coréen Girls’ Generation, avant de revenir à sa propre voix. Son style ? Un afro-pop à la croisée des influences, où se mêlent basses puissantes, refrains accrocheurs et une voix rauque et texturée qui donne de l’âme à chaque morceau. New York devient son terrain d’épreuve. Il y connaît la précarité jusqu’à signer son premier contrat d’édition, tournant majeur d’un parcours forgé dans la résilience. En 2018, il marque les esprits avec « Make Wild », hymne feel-good et manifeste d’une liberté assumée. Son hommage à Sting avec « African in New York » – validé par l’artiste lui-même – résume à lui seul son univers : ancré en Afrique, ouvert sur le monde. Aujourd’hui basé aux États-Unis, il poursuit sa route en artisan de la fusion culturelle, entre Lagos et Brooklyn, Busiswa et Michaël Brun.


GAËLLE PRUDENCIO I INFLUENCEUSE

Figure montante de la mode grande taille en France, Gaëlle Prudencio s’est imposée comme l’un des visages du mouvement « body positive » bien avant qu’il ne devienne tendance. Née au Sénégal de parents béninois, élevée à Dakar et Kinshasa, et aujourd’hui installée en région parisienne, elle incarne une génération d’entrepreneuses afrodescendantes qui revendiquent pleinement leur identité, leur corps et leur voix. Juriste en droit social de formation, elle débute en 2007 avec un blog consacré à la mode. Très vite, elle comprend que son engagement dépasse les tendances vestimentaires. Elle crée le hashtag #FrenchCurves, une communauté de femmes francophones taille 42 et plus, et devient une figure incontournable de l’inclusivité dans l’industrie. En 2017, elle fonde Ibilola, première marque grande taille en wax, en hommage à sa sœur et comme célébration de l’acceptation de soi. En 2021, elle publie Fière d’être moi-même (Éditions Leduc), un témoignage personnel et manifeste engagé pour une société plus représentative. Sur les réseaux sociaux comme sur son site, Gaëlle Prudencio cultive un espace bienveillant et influent, où se mêlent mode, empowerment et ancrage culturel africain. Elle collabore avec des marques telles que Yves Saint Laurent Beauté, Reebok, Bumble ou encore Adidas, pour porter haut les couleurs d’une beauté plurielle. Porte-voix d’une minorité trop longtemps invisibilisée, Gaëlle Prudencio fait de la mode un levier d’expression, de liberté et de reconnaissance.


SÈSSIMÈ I AUTRICE, COMPOSITRICE, INTERPRÈTE

De son nom civil Bidossessi Christelle Guédou, Sessimè s’est imposée sur les scènes africaines et internationales avec un style unique et une détermination sans faille. Son prénom en langue fon, qui signifie « Tout dépend du destin », traduit l’esprit avec lequel elle trace son parcours : entre héritage, liberté, et enracinement. Dès l’âge de 13 ans, elle se passionne pour la musique, inspirée par ses parents et par son grand-père, chanteur de sonorités akodémin. Influencée par des artistes comme Michael Jackson, Angélique Kidjo ou Whitney Houston, elle crée un univers musical audacieux qu’elle nomme AfroPopRock, mêlant rythmes béninois, rock, soul et pop. Elle se fait remarquer en 2007 dans l’émission Coca-Cola Star Promo au Bénin, puis accède à une reconnaissance continentale avec l’album Wazakoua (2011), un cri du cœur pour les enfants vulnérables. En 2012, elle remporte le prix du Meilleur Espoir féminin aux Kora Awards. Son énergie scénique la mène ensuite sur les plus grands festivals d’Afrique de l’Ouest et d’Europe. Chantant en fon, mina, yoruba, français et anglais, Sessimè ouvre sa musique à une pluralité de publics. Son engagement, sa puissance vocale et sa créativité constante en font l’une des artistes les plus marquantes de sa génération. Elle poursuit sa route avec audace, portée par une passion profonde et une vision singulière de la musique.


JULES KOUNDÉ I FOOTBALLEUR INTERNATIONAL

À seulement 25 ans, Jules Koundé est devenu un nom incontournable du football international. Né à Paris en 1998 d’un père béninois et d’une mère française, il grandit en Gironde, où il découvre le ballon rond dès l’âge de six ans. Formé aux Girondins de Bordeaux, il gravit les échelons avec une précocité rare, jusqu’à porter le brassard de capitaine chez les U19 et devenir un pilier de l’équipe professionnelle dès 2018. Moins grand que les standards de son poste (1m78), Koundé casse les codes du défenseur central classique : rapide, technique, doté d’une excellente lecture du jeu, et d’un calme désarmant. Transféré à Séville en 2019, il remporte la Ligue Europa dès sa première saison. En 2022, il rejoint le prestigieux FC Barcelone, où il brille tant en défense centrale qu’au poste de latéral droit. En équipe de France, il découvre les Bleus en 2021, remporte la Ligue des nations, dispute l’Euro et la finale de la Coupe du monde 2022. Son intelligence tactique, sa polyvalence et son hygiène de vie rigoureuse en font un atout précieux pour Didier Deschamps comme pour Xavi ou Hansi Flick. Discret en dehors des terrains, mais fédérateur sur le gazon, Jules Koundé s’impose comme un modèle de discipline, de constance et de progression. Un joueur moderne, élégant et exigeant, qui élève le niveau à chaque match.


AYRA STARR I AUTRICE, COMPOSITRICE, INTERPRÈTE

Ayra Starr – de son vrai nom Sarah Oyinkansola Aderibigbe – fait partie de cette nouvelle génération d’artistes ouest- africains qui redessinent les frontières de la musique globale. Élevée entre le Bénin et le Nigéria, elle grandit dans une famille passionnée de musique, commence à écrire avec son frère dès l’âge de 10 ans, et transforme très tôt la scène en refuge et en moyen d’expression. D’abord repérée comme mannequin à l’âge de 16 ans, c’est sur Instagram qu’elle attire l’attention grâce à ses reprises audacieuses. Sa version du titre « Damage » séduit le producteur nigérian Don Jazzy, qui l’intègre à son label Mavin Records en 2019. Deux ans plus tard, elle publie son premier EP, suivi de l’album 19 & Dangerous, qui la propulse au sommet des classements nigérians et internationaux avec des titres comme « Away ». Naviguant entre afropop, R&B, néo-soul et jazz, Ayra Starr impose un univers musical fluide et personnel, porté par une voix soyeuse, à la fois fragile et puissante. En 2024, elle est nommée aux Grammy Awards et annonce son deuxième album, The Year I Turned 21. Artiste multidimensionnelle, Ayra Starr s’affirme aujourd’hui comme une figure capitale de la scène afrobeats. Sa vision, son authenticité et sa créativité tracent une trajectoire singulière, portée par des racines solides et un regard ouvert sur le monde.


GEORGINA VIOU I CHEFFE CUISINIÈRE

Le parcours de la cheffe cuisinière étoilée béninoise Georgiana Viou témoigne d’audace et de persévérance dans le monde de la gastronomie. Depuis le printemps 2021, elle dirige avec brio les cuisines de Rouge, un restaurant situé à Nîmes. Ouvert en brasserie puis passé en restaurant gastronomique en mars 2022, elle y propose une cuisine marquée par les saveurs du sud de la France auxquelles seront ajoutés par moment des ingrédients de son enfance au Bénin comme l’hibiscus, l’huile de palme artisanale, le gari, le sodabi, etc. Son parcours est celui d’une autodidacte passionnée qui a su transformer ses rêves en réalité. En 1999, elle quitte le Bénin après une licence d’anglais, pour poursuivre des études en langues étrangères appliquées à la Sorbonne. Rien ne se passera comme prévu. C’est finalement la cuisine, qu’elle a cultivée dans l’ombre de ses études, qui finit par prendre le dessus, guidée par des rencontres marquantes et un instinct créatif irrésistible. Installée à Marseille, Georgiana se fait rapidement remarquer grâce à sa participation à des concours culinaires prestigieux comme le Prix Taittinger des Cordons Bleus et des passages télé comme dans la première édition de MasterChef. Elle enchaine avec des stages de formation dans des établissements réputés comme Itinéraires de Sylvain Sendra, et Maison Kaiseki de Hissa Takeushi, à Paris et à Marseille elle peut compter sur les conseils de Lionel Levy, le tout sous l’œil bienveillant d’Yves Camdeborde. Sa détermination et son talent hors du commun sont récompensés en 2021 lorsqu’elle reçoit le trophée « Grand de Demain », décerné par le célèbre guide Gault&Millau. En 2023, elle entre dans le cercle restreint des cheffes étoilées, décrochant sa première étoile au Guide Michelin pour Rouge. Au-delà des distinctions, Georgiana Viou partage son amour pour la cuisine à travers ses ouvrages notamment. En 2011, elle publie Ma cuisine de Marseille (Hervé Chopin Éditions), un hommage aux saveurs marseillaises. Dix ans plus tard, elle signe Le goût de Cotonou. Ma cuisine du Bénin (Ducasse Édition), où elle célèbre les recettes de son enfance, inspirées par sa grand-mère Georgette et sa mère Romaine. Le 13 mars 2025, c’est dans la catégorie autobiographie que l’on a découvert son dernier ouvrage, aux éditions Michel Lafont et coécrit avec Olivier Montels, un de ses amis qui l’a convaincue pour ce projet. Le parcours exceptionnel de Georgiana Viou, de ses racines béninoises à son étoile Michelin, inspire une nouvelle génération de chef(fe)s, en rappelant qu’avec un peu de talent, de l’audace et beaucoup de travail et de résilience, les rêves les plus ambitieux peuvent devenir réalité.


ROMUALD HAZOUMÈ I PLASTICIEN

Romuald Hazoumè, né en 1962 à Porto-Novo, incarne l’une des voix les plus singulières de la scène artistique contemporaine africaine. Plasticien béninois d’origine yoruba, il s’inscrit dans la tradition du masque tout en la bousculant avec audace. Son matériau de prédilection ? Les rebuts du quotidien. Bidons, bouilloires, aspirateurs usagés… entre ses mains, ces objets trouvent une seconde vie et deviennent visages, figures puissantes et ironiques d’un continent qui dialogue avec le monde. Dès les années 1980, Hazoumè amorce son travail sur les « masques-bidons » en transformant des matériaux récupérés en sculptures expressives. À travers ces œuvres brutes et poétiques, il interroge les représentations figées de l’Afrique, détourne les clichés et, avec subtilité, renvoie à l’Occident les déchets de la mondialisation. L’artiste se joue des stéréotypes tout en revendiquant son ancrage culturel, explorant un syncrétisme entre spiritualité ancestrale et critique sociale contemporaine. S’il s’est fait connaître par la sculpture, Hazoumè travaille aussi la peinture, la photographie et la vidéo. Son installation baptisée « La Bouche du Roi », inspirée de la traite négrière, a marqué les esprits lors des commémorations britanniques de l’abolition de l’esclavage en 2007. Récompensé par plusieurs prix internationaux, dont l’Arnold-Bode-Preis à la Documenta 12 (septembre 2007 à Cassel, en Allemagne), ses œuvres ont intégré d’importantes collections, telles que celles du Museum of Modern Art (MoMA), du British Museum et de Jean Pigozzi. En 2024, il a représenté le Bénin au sein du tout premier Pavillon national à la Biennale de Venise. Il est aujourd’hui l’un des artistes les plus influents du Bénin, un passeur de mémoire qui fait de l’art un levier de conscience et de rayonnement.


MARIE-CÉCILE ZINSOU I ENTREPRENEUSE

Historienne de l’art et entrepreneuse culturelle franco-béninoise, Marie-Cécile Zinsou est une figure éminente du monde de l’art contemporain africain. Née à Paris en 1982, elle fonde en 2005, à Cotonou, la Fondation Zinsou, première institution d’envergure dédiée à l’art contemporain en Afrique de l’Ouest. Huit ans plus tard, elle inaugure le Musée d’art contemporain de Ouidah, devenu un acteur central de la vie culturelle béninoise. Visionnaire et engagée, elle œuvre à démocratiser l’accès à la culture, notamment auprès de la jeunesse. À travers expositions itinérantes, éditions d’ouvrages et actions éducatives menées dans des centaines d’écoles, sa fondation agit comme un levier de transformation sociale. Elle milite également pour la restitution des œuvres africaines pillées durant la colonisation, défendant l’idée que la justice patrimoniale passe par la responsabilité des États africains. Forte d’un engagement reconnu à l’international, elle a siégé six ans au conseil d’administration du Château de Versailles avant d’être nommée, en 2021, présidente du conseil d’administration de la Villa Médicis à Rome. Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, elle a par ailleurs reçu, pour l’action de la Fondation Zinsou, le Praemium Imperiale-Bourse pour jeune artiste, en 2014 au Japon. Marie-Cécile Zinsou incarne une nouvelle génération de passeuses de culture. Entre Europe et Afrique, institutions et engagements militants, elle fait rayonner, avec exigence et passion, l’art africain sur la scène mondiale.



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