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La BSIC se tourne vers le marché financier ouest-africain pour lever 45 milliards de francs CFA

La Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) a lancé sa première opération de titrisation sur le marché financier régional de l’UEMOA. Une levée de fonds de 45 milliards de francs CFA destinée à renforcer les capacités de financement de l’établissement financier, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises.


Dénommée « FCTC BSIC C-1 7,25 % 2026-2033 » et portant sur 4,5 millions de titres d’une valeur nominale de 10 000 francs CFA, l’opération marque le premier recours de la BSIC au marché régional ouest-africain des capitaux pour refinancer une partie de son portefeuille de crédits. Institution bancaire multinationale créée en 1999 sous l’impulsion de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad), la BSIC est aujourd’hui détenue par la Libye et treize États africains et dispose d’un total de bilan supérieur à 2 000 milliards de francs CFA (3 milliards d’euros).

Dans le détail, l’opération de titrisation de la BSIC est structurée sous la forme d’un fonds commun de titrisation de créances et repose sur des prêts sains détenus par les filiales de la BSIC au Sénégal, au Bénin et au Togo. En transformant ces créances en titres négociables, le groupe libère ainsi de nouvelles marges de financement sans alourdir son bilan, tout en orientant l’épargne des investisseurs vers le financement de l’économie réelle.

Ouverte à la souscription jusqu’au 14 juillet, cette émission obligataire porte sur des titres rémunérés à 7,25 % sur une durée de sept ans. Notée AAA par GCR Ratings, elle bénéficie de plusieurs mécanismes de rehaussement de crédit, dont un surdimensionnement du portefeuille cédé ainsi que des réserves de liquidité destinées à sécuriser les investisseurs.

©Droits Réservés


La montée en puissance du marché des capitaux ouest-africain

Au-delà de son montant, cette opération illustre en premier lieu la montée en puissance – et en maturité – du marché financier régional de l’UEMOA. Longtemps dominé par les émissions souveraines et obligataires classiques, celui-ci voit émerger des instruments de financement de plusen plus sophistiqués. Pour les banques de la sous-région, la titrisation s’impose ainsi comme un levier de refinancement permettant de soutenir la croissance du crédit, sans dépendre exclusivement des dépôts ou des lignes de financement traditionnelles.



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