En démantelant l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l’administration Trump a entraîné dans son sillage des coupes drastiques dans le financement global du développement. Adama Mariko, le directeur général de Finance en Commun (FiCS), cherche à mobiliser davantage de capital privé afin que le développement ne soit non plus une question d’aides internationales, mais une affaire de souveraineté nationale. Propos recueillis par Marie-France Réveillard
Que recouvre l’initiative Finance en Commun, née pendant la pandémie de Covid-19 ? Adama Mariko : C’est un réseau mondial réunissant les banques publiques de développement (BPD), qui vise à soutenir les investissements dans tous les secteurs productifs de l’économie et à aligner les flux financiers sur l’Agenda 2030 et l’Accord de Paris. Cette initiative réunit plus de 550 institutions dans 155 pays. Ces acteurs ont une capacité d’investissement de 2 500 milliards de dollars par an (15 % des investissements annuels mondiaux) pour un total de 23 trillions de dollars d’actifs sous gestion. C’est une communauté de pratiques répartie dans un ensemble de coalitions techniques multi-acteurs autour de sujets stru...
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