Le groupe bancaire marocain a conclu un accord pour acquérir 55,22 % du capital de la filiale ghanéenne de l’établissement français Société Générale. Une opération qui marque l’entrée directe d’Attijariwafa sur le marché bancaire ghanéen et la poursuite du retrait de Société Générale sur le continent.
Attijariwafa bank poursuit son expansion en Afrique. Le groupe marocain a conclu un accord avec Société Générale portant sur l’acquisition de 55,22 % du capital de sa filiale ghanéenne, Société Générale Ghana, selon une annonce publiée ce jeudi 1er octobre par la Bourse d’Accra. Le montant de la transaction n’a toutefois pas été communiqué.
L’accord prévoit également la cession de 5 % du capital à la Social Security and National Insurance Trust (SSNIT), l’organisme public ghanéen chargé de la gestion du régime de sécurité sociale et de retraite. À l’issue de l’opération, Attijariwafa bank deviendra donc l’actionnaire majoritaire de la banque, tandis que la SSNIT porterait sa participation à 24,36 %, devant l’homme d’affaires ghanéen Daniel Ofori, qui détient 6,81 % du capital de Société Générale Ghana. La finalisation de la transaction reste par ailleurs soumise aux conditions prévues par l’accord et à l’obtention des autorisations requises auprès des autorités financières et réglementaires du Ghana et du Maroc.
Une première implantation au Ghana
Pour Attijariwafa bank, cette acquisition constitue une première implantation bancaire directe au Ghana. Le groupe marocain entretient néanmoins déjà des relations avec des acteurs financiers du pays, notamment à travers des activités de correspondance bancaire, avec notamment GCB Bank. L’opération lui permet surtout d’accéder à un marché bancaire important d’Afrique de l’Ouest anglophone (35 millions d’habitants). Société Générale Ghana occupait début 2025 la 12e position du marché local en termes d’actifs, avec une part de marché de 3,4 %, et la 5e place pour les crédits, avec une part de marché de 5 %, selon des données de la Société financière internationale (SFI).
Les performances de la banque ont toutefois reculé en 2025. Son bénéfice après impôt s’est établi à 397,001 millions de cedis (environ 38 millions de dollars), contre 551,299 millions un an auparavant (environ 52,8 millions de dollars), soit une baisse de près de 28 %. Les crédits bruts ont diminué à 5,121 milliards de cedis (environ 490 millions de dollars), tandis que les dépôts ont reculé de 6,1 %, à 5,843 milliards (environ 559 millions de dollars).

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