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Ouganda : Sudhir Ruparelia s’attaque à la banque DFCU devant la justice londonienne

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Régulièrement citée parmi l’une des plus grandes fortunes d’Ouganda, la famille Ruparelia réclame 225 millions de dollars de dommages et intérêts dans un procès qui s’ouvre à Londres autour de la reprise de Crane Bank, la banque fondée par Sudhir Ruparelia.


Près de dix ans après l’intervention de la Banque d’Ouganda, le dossier Crane Bank revient au cœur de l’actualité financière. Dès ce lundi 5 octobre, la Commercial Court de Londres va examiner le recours des anciens propriétaires contre la banque DFCU, sa maison mère DFCU Limited, d’anciens dirigeants et des investisseurs liés à l’établissement. Les sept plaignants comprennent Sudhir Ruparelia, son épouse Jyotsna, plusieurs membres de sa famille et la succession de leur fils Rajiv, décédé en 2023. Au total, ils réclament plus de 170 millions de livres sterling, soit environ 225 millions de dollars.


Un litige qui remonte à 2016

L’origine du litige remonte à octobre 2016. La Banque d’Ouganda avait alors placé Crane Bank sous administration, invoquant son insolvabilité. Peu après, en janvier 2017, certains actifs de Crane Bank avaient été transférés à DFCU. Sudhir Ruparelia conteste cette version depuis, affirmant que la banque était solvable et que le transfert s’était alors fait dans des conditions irrégulières, à une valorisation insuffisante. Les plaignants visent aussi plusieurs acteurs liés à DFCU, dont Rabo Partnerships, filiale du groupe néerlandais Rabobank, et d’anciens dirigeants. Ils dénoncent un montage qui les aurait privés de la valeur réelle de Crane Bank. Les défendeurs rejettent ces accusations et soutiennent que la banque était fortement sous-capitalisée. Le contentieux pèse d’ores et déjà sur DFCU, qui a attribué sa perte du premier semestre 2026 aux frais juridiques engagés à Londres.

À 70 ans, Sudhir Ruparelia incarne pour sa part la puissance économique de la communauté indienne d’Ouganda. Expulsé du pays à 15 ans sous Idi Amin Dada, il travaille en Grande-Bretagne dans les années 1970 avant de revenir en Ouganda en 1986, après l’arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni, avec environ 25 000 dollars de capital. Quarante ans plus tard, il a bâti un vaste empire diversifié, symbole de la réussite économique de cette communauté.



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