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Sonangol sécurise 2,65 milliards de dollars pour soutenir ses ambitions pétrolières

La compagnie pétrolière nationale angolaise a bouclé un financement de 2,65 milliards de dollars auprès d’un consortium bancaire international, dans un contexte marqué par le recul de la production d’hydrocarbures et des besoins croissants d’investissement.


Selon des informations confirmées à Reuters par un porte-parole de l’entreprise, mardi 16 juin, l’opération a été menée avec quatre établissements financiers : la banque française Société Générale, le groupe émirati First Abu Dhabi Bank ainsi que les établissements sud-africains Standard Bank et Absa. Les modalités du financement n’ont toutefois pas été rendues publiques, mais les fonds devraient servir à couvrir les dépenses opérationnelles et les investissements stratégiques de la compagnie.

Cette nouvelle levée de fonds intervient à un moment charnière pour le premier groupe énergétique angolais. En 2025, la production nationale de pétrole est passée sous le seuil symbolique du million de barils par jour, sous l’effet combiné du déclin naturel de plusieurs champs offshore et d’un déficit d’investissement accumulé au fil des années. Maintenir les niveaux de production exige d’importants capitaux destinés au forage, à la maintenance des infrastructures et au développement de nouveaux projets.


Une offensive financière tous azimuts

Plus largement, cette opération s’inscrit dans une séquence particulièrement active pour Sonangol. Depuis le début de l’année, le groupe a ainsi obtenu une facilité de financement de 1,75 milliard de dollars auprès d’Afreximbank et levé 750 millions de dollars sur les marchés internationaux via une émission obligataire à cinq ans. En parallèle, des discussions se poursuivent avec des institutions financières chinoises pour mobiliser jusqu’à 4,8 milliards de dollars destinés à la future raffinerie de Lobito, un projet stratégique estimé à 6,2 milliards de dollars.

Sonangol cherche également à préparer l’après-pétrole. Le groupe a récemment affiché ses ambitions dans les minerais critiques, notamment le lithium, l’uranium, le cobalt et les terres rares, avec l’objectif de diversifier ses revenus et de positionner l’Angola comme un acteur incontournable de la transition énergétique mondiale. De fait, pour Luanda, l’enjeu est considérable : les hydrocarbures représentent encore près de 20 % du PIB et environ 95 % des exportations du pays.




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