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Cacao : la Côte d’Ivoire maintient le prix aux producteurs à 1 200 francs CFA

La Côte d’Ivoire a décidé de maintenir à 1 200 francs CFA le kilo le prix bord champ du cacao pour la grande campagne 2026/2027, ouverte pour la première fois cette année le 1er septembre, en lieu et place de l’habituel 1er octobre.


L’annonce a été faite ce mardi par  le ministre de l’Agriculture, Bruno Koné, lors d’une cérémonie à Abidjan devant des centaines de producteurs. Cette décision confirme la volonté des autorités de garantir un revenu stable aux producteurs, la campagne 2026-2027 s’ouvrant « dans un contexte où le marché international continue d’être caractérisé par une forte volatilité des cours du cacao », a expliqué le ministre.  Ce tarif est identique à celui appliqué lors de la campagne précédente. Il contraste toutefois avec les niveaux exceptionnellement élevés enregistrés ces deux dernières années, lorsque les planteurs avaient bénéficié de revalorisations historiques à la faveur de l’envolée des cours internationaux du cacao. Le retour à 1 200 francs CFA/kg traduit ainsi une normalisation de la politique de rémunération, tout en préservant un prix jugé rémunérateur pour les producteurs.


Un acteur déterminant de l’équilibre du marché mondial

Premier producteur mondial de cacao (40 % des volumes mondiaux), la Côte d’Ivoire reste un acteur déterminant de l’équilibre du marché. Or, les perspectives pour la campagne 2026/2027 suscitent des interrogations : plusieurs estimations anticipent une récolte d’environ 1,8 million de tonnes, contre près de 2,2 millions de tonnes attendues pour la campagne actuelle. Si elle était avérée, cette baisse potentielle de l’offre pourrait de facto exercer une nouvelle pression (haussière) sur les prix mondiaux. Piloté par le Conseil Café-Cacao (CCC) – qui régule la filière café-cacao – le système ivoirien repose sur un mécanisme de ventes anticipées qui permet de fixer un prix minimum garanti avant le début des récoltes. Ce modèle protège les revenus de centaines de milliers de familles agricoles contre les fluctuations parfois brutales des marchés et offre, en théorie, une meilleure visibilité à l’ensemble de la filière, des coopératives aux exportateurs.

La décision d’Abidjan devrait être scrutée de près par les pays voisins, en particulier le Ghana. Les deux principaux producteurs mondiaux coordonnent régulièrement leurs politiques de rémunération afin de limiter les écarts de prix susceptibles d’encourager la contrebande de fèves à travers leurs frontières. En maintenant le prix bord champ à 1 200 francs CFA/kg, la Côte d’Ivoire fait donc le choix de la stabilité. Les autorités ont néanmoins laissé ouverte la possibilité d’un ajustement lors de la campagne intermédiaire si l’évolution des cours internationaux venait à offrir une marge de revalorisation supplémentaire aux producteurs.



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Questions & réponses

Question 1 : Quel est le poids de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial du cacao ?

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et représente environ 40 % des volumes mondiaux. L’évolution de sa production et de sa politique de rémunération peut donc avoir des répercussions importantes sur le marché international.

Question 2 : Pourquoi la Côte d’Ivoire maintient-elle le prix du cacao à 1 200 francs CFA le kilo ?

Cette décision vise notamment à garantir un revenu stable aux producteurs dans un contexte de forte volatilité des cours internationaux du cacao. Elle marque également une normalisation après les niveaux exceptionnellement élevés observés au cours des deux dernières années.

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