Le groupe énergétique public algérien Sonatrach poursuit son expansion au Niger en franchissant une nouvelle étape dans le développement du bloc pétrolier de Bilma, un gisement considéré comme l’un des projets les plus prometteurs du pays.
Réunis le 29 août à Alger, le ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab et le directeur général de la Société nigérienne du pétrole (Sonidep) Ali Seibou Hassane ont confirmé le lancement de la révision de l’étude de faisabilité du bloc. Une étape décisive avant l’élaboration du plan de développement et d’un calendrier de production. Situé entre Diffa et Agadez, Bilma cristallise les ambitions de Sonatrach, qui multiplie les investissements en amont et en aval de la chaîne pétrolière nigérienne. Le 13 août, sa filiale ENAFOR a lancé le forage du puits d’exploration Kafra Sud-Est , dans la région d’Agadez. Ce permis, détenu depuis 2005, couvre 24 000 km² et recèlerait plus de 260 millions de barils de réserves potentielles, assortis d’un volet de transfert de technologies et de formation d’ingénieurs nigériens.
Une stratégie d’intégration verticale
La coopération dépasse désormais la seule exploration. Trois mémorandums d’entente signés en juin associent plusieurs filiales à Sonidep : sismique, forage, distribution pétrolière. Une coentreprise de forage verra le jour, tandis que Naftal étudie la création d’une société mixte pour la fabrication et la distribution de bitume. Sur le segment aval, les deux pays modernisent la raffinerie de Zinder pour augmenter les capacités locales de raffinage. Des discussions portent aussi sur l’approvisionnement en Jet A1 et produits routiers, ainsi qu’un futur complexe pétrochimique à Dosso. Plus largement, ce rapprochement énergétique accompagne le réchauffement des relations algéro-nigériennes après les tensions de 2023. De fait, pour Sonatrach, Bilma et Kafra illustrent une stratégie africaine plus large : devenir un acteur majeur du développement des hydrocarbures du continent, de l’exploration à la commercialisation. Un pari audacieux dans un contexte sécuritaire sahélien qui reste toutefois fragile.

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Questions & réponses
Le développement des ressources pétrolières du Niger ouvre des perspectives dans l’exploration, le raffinage, la pétrochimie et les infrastructures. Cette évolution illustre également les transformations du secteur énergétique africain et les stratégies des acteurs régionaux pour développer davantage les chaînes de valeur sur le continent.
Sonatrach renforce sa présence au Niger dans le cadre du développement de plusieurs projets pétroliers, notamment les blocs de Bilma et Kafra. Le groupe algérien cherche ainsi à renforcer son rôle dans l’ensemble de la chaîne pétrolière, de l’exploration à la commercialisation.
Le permis de Kafra, situé dans la région d’Agadez et détenu par Sonatrach depuis 2005, couvre environ 24 000 km² et recèlerait plus de 260 millions de barils de réserves potentielles. Le projet comprend également un volet consacré au transfert de technologies et à la formation d’ingénieurs nigériens.










