Déterminées à valoriser au mieux leur filière minière, les autorités ivoiriennes ont accordé quatre nouveaux permis de recherche aurifère aux entreprises Kofamex International et West African Mineral Resources Côte d‘Ivoire.
La Côte d’Ivoire poursuit son offensive dans le secteur aurifère. Réuni en conseil des ministres le 3 juin, le gouvernement ivoirien a adopté quatre décrets portant attribution de permis de recherche aurifère. Dans le détail, la société Kofamex International obtient ainsi deux permis dans les départements de Mankono et de Bouaké, tandis que l’opérateur minier West African Mineral Resources Côte d’Ivoire s’est vu attribuer deux permis couvrant les départements de Daoukro et M’Bahiakro ainsi que ceux de Dianra, Korhogo, Boundiali et Mankono.
Plus largement, cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement ivoirien visant à diversifier une économie encore largement dépendante de l’agriculture, tout en renforçant le rôle du secteur minier, considéré comme l’un des principaux relais de croissance du pays.
À travers ces nouvelles autorisations, Abidjan cherche notamment à stimuler les investissements dans l’exploration minière et à étoffer son portefeuille de projets aurifères, dans un contexte de concurrence accrue entre pays africains pour attirer les capitaux internationaux du secteur extractif. L’ambition affichée est de consolider la place de la Côte d’Ivoire parmi les destinations minières les plus attractives d’Afrique de l’Ouest.
Renforcer les Investissements dans l’Exploration Minière
De fait, le pari semble déjà porter ses fruits. La production nationale d’or a enregistré une progression soutenue ces dernières années, atteignant près de 59,12 tonnes en 2024 avant de dépasser les 62 tonnes en 2025, selon les données officielles. Une dynamique attribuée par les autorités à un cadre réglementaire plus incitatif, à une amélioration du climat des affaires et à un regain d’intérêt des investisseurs pour le potentiel géologique ivoirien.
Toutefois, si cette montée en puissance de la production aurifère renforce les perspectives de recettes publiques et d’exportations, un défi demeure : celui de la transformation locale. Car, malgré l’essor du secteur, l’essentiel des ressources minières africaines continue d’être exporté à l’état brut, privant le continent d’une part significative de la valeur ajoutée industrielle et technologique.

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