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Spiro lève 55 millions de dollars auprès du fonds chinois NewTrails Capital

Spécialisée dans les motos électriques, l’entreprise vient d’obtenir un investissement de 55 millions de dollars du fonds chinois NewTrails Capital. Une nouvelle injection de capital qui confirme l’intérêt croissant des investisseurs internationaux pour la mobilité électrique sur le continent.


Avec cette opération annoncée le 22 juin, Spiro porte à 420 millions de dollars le montant total des fonds levés depuis octobre 2025. L’entreprise entend utiliser ces ressources pour accélérer l’extension de son réseau de stations d’échange de batteries, renforcer ses capacités industrielles et poursuivre son expansion sur plusieurs marchés africains.

« Avec le déploiement de 100 000 véhicules électriques et de 2 500 stations d’échange intelligentes sur sept marchés actifs, nous avons validé notre modèle économique. Ce partenariat avec NewTrails Capital ouvre une nouvelle phase de notre développement panafricain et international », s’est félicité le fondateur de la société, Gagan Gupta, par ailleurs connu pour diriger le développeur de plateformes industrielles Arise IIP.

Plus largement, cette levée de fonds s’inscrit dans une séquence de financement particulièrement soutenue. En février dernier, Spiro avait ainsi bouclé un financement par dette de 50 millions de dollars auprès d’Afreximbank, Nithio et d’Africa Go Green Fund, après avoir déjà mobilisé 100 millions de dollars en octobre 2025, principalement auprès d’Afreximbank.

©Spiro

Fondée en 2022 grâce à un investissement initial de 20 millions de dollars de l’Africa Transformation and Industrialization Fund (ATIF), Spiro bénéficie depuis ses débuts d’un solide soutien financier. L’entreprise, autrefois dirigée par l’ancien ministre béninois des Affaires étrangères Shegun Bakari, s’est imposée comme l’un des principaux acteurs africains de la mobilité électrique, avec plus de 18 000 motos électriques et plus de 400 stations d’échange de batteries déjà déployées. Une dynamique positive qui est à l’image de l’essor du marché africain des deux-roues électriques. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les ventes seraient ainsi passées de moins de 1 000 unités en 2020 à près de 70 000 en 2025. Le cabinet McKinsey estime pour sa part que les motos électriques pourraient représenter entre 50 % et 65 % des ventes au Nigeria et au Kenya d’ici 2040, portées par un modèle économique attractif pour les conducteurs de motos-taxis grâce au système de « battery swapping », qui permet de remplacer une batterie déchargée par une batterie pleine en quelques secondes.




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