La relance de la filière cuprifère zambienne pourrait bientôt passer par Wall Street. CopperTech Metals, la filiale américaine du groupe minier Vedanta Resources, prépare une introduction à la Bourse de New York (NYSE) qui pourrait valoriser l’entreprise jusqu’à 3,57 milliards de dollars.
L’opération, destinée à financer le redéveloppement de la mine de Konkola Copper Mines (KCM), s’inscrit dans la stratégie de la Zambie visant à redevenir l’un des principaux producteurs mondiaux de cuivre. Selon les modalités dévoilées le 23 juin par les agences Reuters et Bloomberg, CopperTech prévoit d’émettre environ 23,5 millions d’actions à un prix compris entre 16 et 18 dollars, ce qui permettrait de lever jusqu’à 423,5 millions de dollars. Le géant minier indien Vedanta céderait pour sa part près de 11,9 % du capital de sa filiale.
Si l’opération est menée à son terme, elle marquera une nouvelle étape dans la renaissance de Konkola Copper Mines (KCM), l’un des plus importants actifs cuprifères de Zambie. Contrôlé par le milliardaire indien Anil Agarwal, le groupe Vedanta prévoit d’affecter le produit de l’introduction en Bourse au développement de Konkola Deep, un vaste projet souterrain appelé à devenir le moteur de la montée en puissance du complexe. L’objectif est, in fine, de faire passer la production annuelle de cuivre de 80 000 tonnes en 2025 à 270 000-300 000 tonnes d’ici 2031.
Le retour en grâce de Vedanta
Ce projet marque également le retour en grâce de Vedanta sur un actif dont l’avenir semblait compromis il y a encore quelques années. En 2019, la justice zambienne avait placé KCM en liquidation à la demande de l’État, qui accusait son partenaire indien, détenteur de 79,4 % du capital, d’avoir enfreint le code minier et de ne pas s’être acquitté de l’ensemble de ses obligations fiscales. Ce bras de fer judiciaire de plusieurs années s’était finalement soldé par un accord en 2023, permettant de sauver la compagnie grâce à un nouvel engagement d’investissement d’un milliard de dollars sur cinq ans. Vedanta a depuis retrouvé le contrôle opérationnel de la mine, ouvrant la voie à cette nouvelle phase de développement financée, cette fois, par les marchés américains.








