Premier producteur d’huile de palme d’Afrique de l’Ouest, l’ivoirien PALMCI a vu ses revenus progresser de 3,6 % sur les neuf premiers mois de 2026, à 174,9 milliards de francs CFA. Son bénéfice net a toutefois chuté de 11,8 %, pénalisé notamment par la hausse des coûts d’approvisionnement.
Filiale stratégique du groupe agro-industriel ivoirien SIFCA (huile de palme, caoutchouc naturel et sucre), contrôlé par la famille Billon, PALMCI a vu son bénéfice net s’établir à 15,8 milliards de francs CFA sur les neuf premiers mois de 2026, en recul de 11,8 % sur un an. La marge nette est pour sa part passée d’environ 10,7 % à 9,1 %. Une évolution défavorable que la direction de PALMCI impute en premier lieu à l’augmentation de ses coûts d’approvisionnement, qui ont absorbé une part importante des revenus supplémentaires. De fait, cette pression s’inscrit dans un contexte international de hausse des prix des matières premières et de l’énergie : en septembre 2026, l’indice FAO des prix des huiles végétales dépassait de 18,3 % son niveau de septembre 2025, tiré notamment par les cours de l’huile de palme.
Un troisième trimestre en nette amélioration
Dévoilés cette semaine par PALMCI, ces résultats financiers masquent néanmoins un redressement significatif. Après un premier semestre difficile, marqué par un recul de 15 % du chiffre d’affaires et de 41 % du bénéfice net, le producteur ivoirien d’huile de palme a retrouvé une dynamique plus favorable. Le chiffre d’affaires du troisième trimestre ressort ainsi à 60,2 milliards de francs CFA, contre 34,1 milliards un an auparavant. Sur la même période, le bénéfice trimestriel atteint quant à lui quelque 2,3 milliards de francs CFA, alors que l’entreprise avait enregistré une perte au troisième trimestre 2025. Ce rattrapage commercial ne suffit toutefois pas à compenser l’érosion de la rentabilité sur l’ensemble de la période. L’enjeu des prochains mois sera donc de transformer cette reprise des ventes en bénéfices durables.

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