Le Congrès américain a définitivement adopté une prolongation de deux ans de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), offrant un nouveau répit aux pays d’Afrique subsaharienne bénéficiant d’un accès préférentiel au marché des États-Unis. Le texte, approuvé à une large majorité, attend toutefois la signature du président Donald Trump pour entrer en vigueur.
Cette reconduction, approuvée le 1er septembre, par 370 voix contre 48, repousse l’échéance du dispositif au 31 décembre 2028, contre le 31 décembre 2026 actuellement. Elle maintient également les dispositions spécifiques au secteur du textile et de l’habillement, notamment le mécanisme autorisant l’utilisation de tissus provenant de pays tiers, un élément crucial pour plusieurs industries africaines tournées vers l’exportation.
Promulgué par l’ancien président Bill Clinton en 2000 et pierre angulaire des relations commerciales entre Washington et l’Afrique, l’AGOA permet à une trentaine de pays africains éligibles d’exporter plus de 1 800 produits en franchise de droits de douane vers les États-Unis, en complément des préférences déjà accordées dans le cadre du Système généralisé de préférences. Le programme favorise notamment les exportations de textile, de produits agricoles, de minerais et de biens manufacturés.
La pierre angulaire des relations commerciales entre Washington et l’Afrique
Cette prolongation intervient après une période d’incertitude pour les entreprises. De fait, le régime avait expiré le 30 septembre 2025, entraînant temporairement le rétablissement des droits de douane sur certaines importations africaines. Une première loi adoptée en février 2026 avait néanmoins permis de réactiver l’AGOA de manière rétroactive jusqu’à la fin de l’année, avec le remboursement des droits acquittés durant cette interruption. Le nouveau texte offre désormais deux années supplémentaires de visibilité aux exportateurs et aux investisseurs. Si cette décision est accueillie favorablement par les milieux économiques africains, elle ne met toutefois pas fin aux interrogations sur l’avenir du dispositif. De nombreux industriels et responsables politiques plaident pour une reconduction de plus longue durée, estimant que les investissements dans les chaînes de valeur manufacturières nécessitent une visibilité d’au moins cinq à dix ans. La prolongation jusqu’en 2028 apparaît ainsi comme une solution transitoire, en attendant une réforme plus ambitieuse des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique.

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Questions & réponses
Question 1 : Jusqu’à quand l’AGOA est-il prolongé ?
–» L’AGOA est prolongé jusqu’au 31 décembre 2028, contre le 31 décembre 2026 auparavant.
Question 2 : Que permet l’AGOA aux pays africains éligibles ?
–» Il leur permet d’exporter plus de 1 800 produits sans droits de douane vers les États-Unis.
Question 3 : Pourquoi cette prolongation reste-t-elle considérée comme transitoire ?
–» Les industriels et responsables politiques souhaitent une visibilité plus longue, notamment pour sécuriser les investissements dans les chaînes de valeur manufacturières.








