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Or noir en zone rouge : Comment l’Afrique a fait face au choc du détroit d’Ormuz

Hausse des prix, chaînes logistiques sous tension, flambée inflationniste : les impacts consécutifs au récent blocage du détroit d’Ormuz, où transitent 20 % du pétrole mondial, se sont répercutés bien au-delà du golfe Persique. Quels sont les pays africains qui ont été les plus exposés au « choc pétrolier » et ceux qui sont parvenus à transformer la crise en opportunité ? Par Marie-France Réveillard

L’opération « Epic Fury » (« Fureur épique »), déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, le 28 février 2026, a mis le marché pétrolier sous tension. Le 7 avril, le baril de Brent a franchi le seuil des 110 dollars, porté par les tensions dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transitent habituellement près de 20% des flux mondiaux de pétrole et de gaz. « Depuis le déclenchement de l’opération militaire en Iran, il manquerait près de 10 % de la production de la consommation mondiale de pétrole, soit un peu plus de 10 millions de barils par jour », évaluait, le 22 mai, Jean-Pierre Favennec, expert en énergies et professeur à l’IFP School de Paris (nom d’usage de l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs). U...


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