À l’occasion de son premier Google Cloud Summit organisé sur le continent, à Johannesburg, le géant américain du numérique a annoncé avoir dépassé son objectif quinquennal d’investir plus d’un milliard de dollars sur le continent. Le groupe a par ailleurs dévoilé une série d’initiatives dans les infrastructures numériques, le cloud et l’intelligence artificielle.
Lancé en 2021, ce programme d’investissement quinquennal a notamment permis le déploiement d’un cloud pour la région de Johannesburg en 2025, ainsi que le développement d’infrastructures de connectivité, à l’image des câbles sous-marins Equiano et Umoja. Le groupe, filiale d’Alphabet, entend désormais accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle par les entreprises africaines, dans un contexte où la concurrence entre les grands fournisseurs mondiaux de cloud ne cesse de s’intensifier. De fait, l’entreprise est à la fois un laboratoire d’IA, qui produit en particulier les modèles Gemini, mais également un fournisseur de puissance de calcul par le biais de ses centres de données, réunis sous la bannière Google Cloud.
Un nouveau laboratoire consacré à l’IA au Ghana
Le groupe basé à Mountain View renforcera notamment sa présence au Ghana avec l’ouverture d’un nouveau laboratoire consacré à l’intelligence artificielle. Ce choix s’inscrit dans la continuité de sa stratégie sur le continent : c’est à Accra que l’entreprise avait inauguré, dès 2019, son premier centre africain de recherche en IA, qui développe des applications dans des domaines aussi variés que la santé, l’agriculture, la prévision des inondations ou encore les langues africaines.
Avec cette nouvelle structure, Google change toutefois d’échelle. L’objectif n’est plus uniquement de produire de la recherche, mais d’aider des entrepreneurs africains à transformer ces innovations en produits commercialisables et en entreprises à fort potentiel de croissance. Le laboratoire figure parmi plusieurs initiatives annoncées à Johannesburg, aux côtés d’un nouveau hub de connectivité en Afrique du Sud et d’un programme d’accélération destiné aux start-up africaines. Reste à savoir si cette stratégie permettra de faire émerger une nouvelle génération de champions technologiques africains, au-delà des quelques licornes issues jusqu’à présent principalement des écosystèmes fintech du Nigeria, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud.

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