Le gouvernement ivoirien compte mobiliser 1 077 milliards de francs CFA pour accélérer le développement de la filière du palmier à huile, avec l’ambition d’en faire un moteur de son industrialisation agricole.
Présenté le 31 juillet par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’occasion du lancement du programme intérimaire de développement des filières du palmier à huile et de la noix de coco à Grand-Béréby, ce plan s’attaque à l’ensemble de la chaîne de valeur. Il prévoit notamment un meilleur accès aux engrais, la distribution de plants certifiés afin d’améliorer les rendements, la réhabilitation des pistes de desserte agricole, un accès facilité au crédit pour les producteurs ainsi que la modernisation des unités industrielles. L’objectif est de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire ivoirien plutôt que d’exporter une matière première faiblement transformée.
Une stratégie plus large de diversification
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des moteurs de croissance de l’économie ivoirienne. Si le cacao demeure la principale culture d’exportation du pays, les autorités souhaitent de fait renforcer d’autres filières agro-industrielles capables de soutenir les revenus agricoles, les exportations et l’industrialisation. La filière ivoirienne du palmier à huile, deuxième en Afrique de l’Ouest après celle du Nigeria, bénéficie de ce point de vue d’un potentiel important grâce à une demande mondiale toujours soutenue, portée par les industries agroalimentaire, cosmétique et énergétique.
En parallèle, le gouvernement prépare également une stratégie nationale de relance de la filière de la noix de coco, avec un objectif de création de plus de 100 000 hectares de nouveaux vergers sur les dix prochaines années. Pour les autorités, le succès de ces deux programmes doit permettre de faire émerger des chaînes de valeur agricoles plus compétitives, génératrices d’emplois et davantage tournées vers la transformation locale. À terme, Abidjan espère faire du palmier à huile et de la noix de coco deux nouveaux piliers de son ambition agro-industrielle.

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