Pour Abbas Sajwani, magnat dubaïote de 27 ans, son yacht de 106 mètres n’est pas qu’un trophée flottant, doté d’un ascenseur en or : c’est aussi un somptueux bureau depuis lequel il pilote son empire. Par Giacomo Tognini (Forbes US)
Deux jours avant le Grand Prix de Monaco, début juin, Abbas Sajwani sort d’un ascenseur doré pour rejoindre le pont principal de son superyacht de 348 pieds (106 mètres), l’Amadea, vêtu d’une chemise en lin blanche et d’un pantalon gris. Il a ancré son navire – qu’il a acheté au gouvernement américain lors d’une vente aux enchères secrète en septembre dernier, après que celui-ci eut été saisi trois ans plus tôt à l’oligarque russe présumé Suleyman Kerimov – juste au large de la principauté aux allures de carte postale, comme le font de nombreux milliardaires pendant l’été. Après avoir longé les parois en teck aux incrustations complexes, un bar taillé dans du marbre provenant de l’île grecque de Thassos et un piano à queue miniature peint à la main – fabriqué sur mesure pour le yacht par la maison Pleyel, fabricant de pianos parisien vieux de plusieurs siècles –, il s’installe sur un canapé couleur crème, avec pour toile de fon...
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