À Assinie, Riviera ivoirienne où la démesure côtoie parfois des inégalités tenaces, La Maison d’Akoula fait figure d’exception : ici, le luxe ne se contente pas de s’exhiber, il forme, transmet et impacte. Pensé par Renaud Chauvin Buthaud comme un « laboratoire du Beau », ce palace de poche s’est mué en centre de formation pluridisciplinaire et musée à ciel ouvert, revendiquant un engagement culturel et social fort envers les communautés riveraines.
Lovée dans un jardin luxuriant au bord de la lagune Aby, La Maison d’Akoula (baptisée d’après le prénom de Jocelyne Akoula Amon, épouse de Renaud Chauvin Buthaud et cofondatrice de la Maison d’Akoula) compte parmi les établissements les plus prestigieux d’Assinie-Mafia. Empruntant à l’architecture coloniale, l’imposante bâtisse déploie de grands volumes horizontaux et des façades largement ouvertes qui brouillent les frontières entre intérieur et extérieur. Initialement pensée comme une résidence personnelle, elle articule salons, terrasses et bungalows, formant un complexe balnéaire au luxe élégant où bois, matières naturelles et teintes lumineuses servent d’écrin à une décoration afro‑chic. Parc tropical semé d’essences rares, vaste piscine à débordement et nombreuses œuvres d’art (voir encadré : « Un amoureux du Beau ») complètent cette écriture architecturale, transformant le site en véritable musée à ciel ouvert où bâti, végétation et création se répondent dans un dialogue fécond.
L’idée derrière Akoula relève à la fois du pari et du manifeste : inventer le premier palace africain capable de facturer des suites à quatre chiffres tout en formant des fils de pêcheurs à devenir majordomes, sommeliers ou chefs de rang. Le contraste fait partie de la promesse et dessine une vision de l’hyperluxe qui articule transmission et impact social, en faisant de la beauté une véritable stratégie économique. Pour Renaud Chauvin Buthaud, le luxe que propose La Maison d’Akoula consiste avant tout à « offrir du temps et de l’espace aux gens », matières premières plus précieuses que le marbre d’un lobby ou les bulles d’un grand cru, parce qu’elles génèrent des compétences, des œuvres et des trajectoires sociales et culturelles ascendantes.
« Le luxe consiste avant tout à offrir du temps et de l’espace aux gens. »




Un profil atypique
La singularité du modèle Akoula est indissociable de celle de son fondateur. Pour comprendre l’une et l’autre, il faut remonter à la fin des années 1970, quand le jeune Renaud, fils d’une famille d’industriels lyonnais d’un côté et de pieds-noirs de l’autre, arrive à Abidjan. « Je suis arrivé à Abidjan avec mon sac à dos en cherchant des girafes, se remémore ce dernier en souriant. Je suis tombé sur une mégapole en ébullition. J’ai pris le train, la dernière station vers le nord, en me disant : au moins, là‑haut, je trouverai l’Afrique que j’avais en tête. » Direction Ferkessédougou, où il restera six mois au lieu des trois semaines initialement prévues, travaillant comme manœuvre sur un chantier de la Régie des chemins de fer Abidjan-Niger (RAN), sa « première vraie école d’intégration ». Cette immersion tout en bas de l’échelle lui apprend sur le tas la grammaire ivoirienne de la connivence et de la débrouillardise, et ancre une conviction : on ne construit rien de solide sans comprendre d’abord son environnement et ceux qui l’habitent.
De retour à Abidjan, Renaud s’oriente vers le bâtiment, porté par le boom économique des « années Houphouët ». « Vous alliez dans un restaurant ou dans un maquis, vous étiez recrutés le lendemain », se souvient-il. « C’était un peu l’Eldorado, la ruée vers l’or ». Chef de chantier sur des projets emblématiques comme la Tour Postel 2001 de l’architecte ivoiro-libanais Pierre Fakhoury, il bifurque ensuite vers l’industrie où il grimpe les échelons jusqu’à devenir directeur général du groupe Métal Ivoire – qu’il développe sur toute l’Afrique de l’Ouest et centrale, avec une dizaine d’usines à son pic, dont Jal Afrique, filiale de peinture –, tout en affinant un sens aigu du marketing et de la communication, à l’origine de campagnes devenues cultes comme « Tôle c’est pas tôle ». En 2000, il revend ses parts de Métal Ivoire. En parallèle, depuis plusieurs années déjà, il a monté discrètement son propre groupe : MIBEM, empire vinicole implanté dans une vingtaine de pays d’Afrique de l’Ouest, avec des sites de production à Abidjan et à Lomé, et des marques devenues incontournables dans la sous-région – Calao et Châteaux de France en tête, leaders du marché de l’alcool en Afrique de l’Ouest.
Mais au fil des deals et des chiffres, un déplacement s’opère. Le serial entrepreneur découvre que ce qui le galvanise réellement, ce sont les moments de transmission : pérenniser des business modèles et générer des success-stories – un certain Fabrice Sawegnon a d’ailleurs fait ses armes sous sa houlette… « Enfant d’Houphouët » autoproclamé, Renaud Chauvin Buthaud se voit comme l’héritier d’une vision où le capital se transmet avant tout par la connaissance et l’éducation : « J’ai compris que ma vraie ressource, ce n’était pas le cash, mais la connaissance accumulée en quarante ans en Afrique. Si je ne la transmettais pas, ça n’avait aucun sens. » Il transforme ses entreprises en business schools de fait – la BSK, Business School of Koumassi, du nom de la commune abidjanaise où il a basé ses activités – et commence à forger un réseau multigénérationnel qui travaillera avec lui sur trois générations.
« J’ai compris que ma vraie ressource, ce n’était pas le cash, mais la connaissance accumulée en quarante ans en Afrique. Si je ne la transmettais pas, ça n’avait aucun sens. »



Il était un arbre…
Ironie du sort, l’une des décisions fondatrices de La Maison d’Akoula ne répond à aucun business plan, mais à un sauvetage : celui du figuier des pagodes à l’ombre duquel Renaud Chauvin Buthaud se reposait à l’époque, entre deux tours de ski nautique. C’est pour le sauver de la tronçonneuse que l’entrepreneur rachète le terrain à un notable du village, au double du prix proposé par un autre acquéreur. « En quelques années, l’arbre a triplé de volume. C’était comme s’il me remerciait. J’ai compris que c’était lui, le vrai propriétaire des lieux. » Et son plus emblématique gardien, esprit protecteur déployant ses ramures majestueuses au-dessus de l’ancien ponton de ski nautique, devenu une superbe terrasse accueillant aujourd’hui le restaurant de La Maison d’Akoula.
Ce terrain nouvellement acquis, c’est un peu le jardin secret de Renaud. Il y construit son deck, aménage un bassin d’eau douce pour se rincer après le ski, plante quelques arbres, ébauche un parc. Au fil des ans, dans le plus grand secret, une maison se dessine progressivement à l’abri des regards, mais ses proportions finissent par imposer une autre vocation : ouvrir le lieu au monde. La bâtisse s’étend, côté parc et côté lagune ; les extensions contournent les arbres, les suites lacustres avancent sur la lagune sans amputer la végétation, les cheminements serpentent entre les troncs, épousant le relief du terrain. Résultat : un « palace de poche » aux proportions maîtrisées, où chaque mètre carré raconte un compromis en faveur du vivant. Renaud recrute sa brigade parmi la jeunesse ivoirienne, confie la formation à un chef et acquiert le terrain situé de l’autre côté de la lagune pour offrir un accès à la mer. La Maison d’Akoula est née, fidèle à son esprit originel : « On n’est pas un hôtel. On est une maison. », énonce Chauvin Buthaud. C’est peut-être la phrase qui résume le mieux l’homme : un entrepreneur qui a réussi précisément parce qu’il n’a jamais vraiment voulu faire de l’hôtellerie.



Un modèle économique disruptif
Il y a une phrase que ce serial entrepreneur a entendue souvent, trop souvent, dans les premières années d’Akoula. De la bouche de banquiers, d’investisseurs, parfois même d’amis bien intentionnés : « C’est facile pour toi, tu as des revenus ailleurs. C’est de la philanthropie. » À tous ceux-là il aura mis dix ans à donner tort, en faisant d’une maison rêvée une marque déposée aujourd’hui à la tête de cinq entités. Au départ, le projet semble effectivement déraisonnable. Chauvin Buthaud décide de créer « le premier palace d’Afrique » — avec des chambres à 1 000 euros la nuit — en n’employant que des locaux recrutés sans qualification ni expérience ; des fils de pêcheurs de la péninsule d’Assinie, dont certains ne savent ni lire ni écrire au moment de leur embauche. « Je me suis dit que j’allais les embaucher, les former, et faire d’eux des majordomes travaillant dans le premier palace d’Afrique ». La réaction du milieu est unanime : on le traite de fada. Le pari n’est pas seulement social. Il est financier. « Le modèle n’était pas bankable, d’où l’intérêt d’avoir une fondation. » La Fondation l’École du Beau joue en effet le rôle d’amortisseur : elle verse à la Maison d’Akoula des allocations fléchées de formation, absorbant une partie du déficit. On ne parle pas ici de comptabilité créative, mais d’un modèle hybride délibérément conçu pour tenir le temps long que le marché n’accorde jamais — car ce que Renaud Chauvin Buthaud a compris et que ses détracteurs des premières heures n’avaient pas vu, c’est que le luxe et l’impact social ne sont pas antagonistes, bien au contraire.
« On est un boutique-hôtel, mais on se considère comme une école hôtelière. »
Ibiza en Côte d’Ivoire
Le tournant arrive grâce à une idée en apparence mineure : un brunch dominical festif côté mer, devenu l’un des événements les plus courus de la péninsule assinienne. Le ballet logistique commence dès six heures du matin le dimanche, avec des allers-retours en bateau entre lagune et mer pour la mise en place. L’installation est soignée : DJ sets et danseuses, ambiance millimétrée, buffet gargantuesque et alléchant, service haut de gamme, clientèle abidjanaise en quête d’une expérience qui n’existait pas encore sur la Riviera ivoirienne. Le succès est immédiat et phénoménal, avec jusqu’à 400 personnes aux pics de fréquentation. « Grâce au brunch, on a atteint un point mort. » Dans le jargon du business, on appelle ça un pivot. En ce qui concerne Akoula, il s’agit plutôt d’une révélation : le modèle tenait, il suffisait juste de trouver le bon catalyseur. En attirant chaque semaine des centaines de visiteurs abidjanais sur la presqu’île – parmi lesquels de nombreuses stars et personnalités comme Didi B, Meiway, Aboudia, Didier Drogba, Samuel Eto’o, Emma Lohouès, Prince Eja, Alain Mzara, Joël William et bien d’autres… –, le désormais institutionnel « brunch d’Akoula » génère une activité économique directe pour l’ensemble des prestataires et commerces locaux : pêcheurs, maraîchers, artisans, transporteurs…, transformant une fête ultra trendy en levier de développement.
« On n’est pas un hôtel. On est une maison. »



Un modèle d’intégration verticale
De fait, ce qui distingue Akoula des autres établissements de luxe de la côte ivoirienne, ce n’est pas tant le décor – même s’il est exceptionnel – que l’ingénierie humaine qui le soutient. 85 % : c’est la proportion du personnel issue de la péninsule d’Assinie, inscrite dans une charte interne comme un engagement non négociable. Les 15% restants – cadres, consultants, profils spécialisés – viennent d’Abidjan ou de la sous-région. Mais la masse salariale reste ancrée localement, réinjectée dans les économies des villages voisins. 30 à 35% : c’est la part du personnel en formation permanente à tout instant. Sur un groupe d’environ 200 personnes (ce qui propulse de facto Akoula au rang de premier employeur d’Assinie), une soixantaine sont à tout moment en apprentissage – payées comme des employés, pas comme des stagiaires – alors même que leurs compétences ne répondent pas toujours à un besoin immédiat du groupe. C’est un investissement pur, assumé comme tel : constituer un vivier pour anticiper la croissance et garantir que les anciens formés deviennent à leur tour les formateurs des recrues suivantes. Pour maintenir le niveau d’excellence, la Fondation finance chaque année le déplacement de cinq à six consultants européens – venus d’Espagne, d’Ibiza, d’Italie, de France – qui animent des sessions de formation continue. L’hôtel fonctionne, en permanence, comme une école hôtelière en activité réelle. « On est un boutique-hôtel, mais on se considère comme une école hôtelière. » Ici, les élèves en formation servent une clientèle exigeante, et certains de leurs professeurs sont des collègues de la veille : la pédagogie, c’est le travail lui-même.
Le Beau comme boussole…
Il existe, dans le parcours de Renaud Chauvin Buthaud, un moment charnière que les logiques purement entrepreneuriales ne suffisent pas à expliquer. C’est le moment où un homme qui a bâti des empires commerciaux décide que l’argent n’est plus la finalité. Pas par désintérêt du business, qu’il continue de pratiquer avec la même rigueur et le même entrain. Mais parce qu’une question plus profonde s’est imposée : « Qu’est-ce que je veux laisser ? » La réponse tient en un seul mot : le Beau. Renaud Chauvin Buthaud n’est pas un théoricien. Mais quand il parle du Beau, quelque chose change dans son débit, sa façon d’occuper l’espace. « Je suis croyant. J’ai cette chance. Et ce que je crois, c’est que le seul message que l’on peut recevoir et transmettre en toute cohérence, c’est la beauté. Dans la beauté, tout est. ». La Fondation l’École du Beau, créée il y a une dizaine d’années, est l’architecture institutionnelle qui donne corps à cette conviction. Son programme repose sur huit matières, réparties en deux blocs d’égale importance.
Les quatre matières artistiques – peinture, sculpture, littérature, musique – constituent le socle esthétique, la sensibilité. Les quatre matières existentielles – agriculture vivrière, pêche, architecture traditionnelle, et les métiers de transformation que sont la cuisine, l’hôtellerie et le service – constituent le socle pratique, l’ancrage dans le réel. Ce que Chauvin Buthaud refuse, c’est la hiérarchie implicite qui placerait les unes au-dessus des autres. Un maître d’hôtel qui comprend pourquoi un couvert est beau n’est pas le même qu’un maître d’hôtel qui exécute des gestes appris par cœur. L’un transmet quelque chose. L’autre reproduit. « Avant d’en arriver à la réalisation, il y a une intention, une attention, une cohérence. Sans ça, il n’y a pas de transmission », plaide l’entrepreneur.
« Avant d’en arriver à la réalisation, il y a une intention, une attention, une cohérence. Sans ça, il n’y a pas de transmission. »
… L’Afrique comme laboratoire
Ce qui distingue l’École du Beau d’une fondation philanthropique classique, c’est son refus de séparer la formation de l’activité économique. La Maison d’Akoula n’est pas l’objet de la fondation, elle en est l’outil de démonstration. Chaque service rendu dans les établissements du groupe est une leçon en conditions réelles. La fondation finance par ailleurs des bourses pour les jeunes des villages environnants souhaitant poursuivre des études à l’étranger, et organise des ateliers où des artistes reconnus initient les enfants des environs à la peinture, la sculpture ou la musique.
En cours de construction à Sagbadou, le siège de l’École du Beau comprendra notamment une école d’application dotée de salles de classe dédiées aux huit matières du programme, qui accueillera des élèves des villages environnants. Ce sera l’intervention en amont : former des mineurs, avant même qu’ils entrent dans la vie active, à cette grammaire du Beau que les établissements Akoula appliquent déjà en aval. Et construire, dans la durée, une élite locale d’ambassadeurs polyvalents, à la fois praticiens du luxe et héritiers conscients de leur culture. Car il y a, dans ce qu’a construit Renaud Chauvin Buthaud à Assinie, quelque chose qui dépasse le simple projet hôtelier – et même le projet philanthropique. L’argument d’un homme qui a traversé quarante ans de terrain africain et en a tiré une certitude : le développement durable en Afrique ne passera pas seulement par les infrastructures, la technologie ou les capitaux étrangers. Il passera aussi – peut-être d’abord – par la fierté.
Marque déposée
Le groupe Akoula compte aujourd’hui cinq entités : la Maison d’Akoula côté terre (Km 5), écrin originel bâti autour de l’arbre tutélaire ; Akoula Beach, côté mer (Km 9), temple du brunch dominical ; la Cocoteraie d’Akoula (Km 11), enclave naturelle dans les cocotiers, accessible en bateau depuis le ponton d’Akoula Kan, paradis luxueux et intimiste en connexion avec la nature ; Akoula Kan – kan signifiant « petit » en akan –, pensé pour les familles ; et Akoula Art Plage by Aboudia, espace culturel et événementiel cosigné avec le peintre Aboudia, où fresques explosives, totems, motifs enfantins et couleurs saturées du peintre ivoirien dialoguent avec le sable, les structures éphémères et la mer. À cela s’ajoute Akoula Home dont émane Akoula Studio, un concept store de mobilier écoresponsable sourcé en Asie du Sud-Est, né d’une collaboration avec un ancien élève de Chauvin Buthaud qui a monté une start-up d’importation de mobilier durable : la démonstration que le modèle Akoula – former, transmettre, créer – s’applique aussi à l’économie circulaire.
L’extension en cours vers l’écolodge Akoula Bandama Lodge à Tiassalé – 50 hectares sur le fleuve Bandama, 7 000 arbres plantés, école de botanique intégrée, ouverture prévue début 2027 – est la première déclinaison hors de la presqu’île d’Assinie. Elle marque l’étape suivante : démontrer que le modèle est transportable, que l’exigence d’Akoula n’est pas liée à un lieu mais à une méthode. Cette méthode : intention, attention, réalisation, cohérence – quatre mots qui gouvernent chaque décision opérationnelle du groupe.
Une âme de mécène
Il n’existe pas, à Akoula, de comité de sélection artistique. La méthode de Renaud Chauvin Buthaud est plus directe : la cooptation. Une rencontre, une sensibilité partagée, et deux critères impératifs – « l’intention de transmettre et la volonté de travailler ». C’est ainsi que s’est constitué, en dix ans, un cercle d’une dizaine d’artistes dont les œuvres cohabitent dans les jardins et les espaces d’Akoula comme dans un musée à ciel ouvert.
Aboudia en est la figure la plus connue : peintre ivoirien classé artiste le plus vendu aux enchères dans le monde en 2023, il a cosigné l’Akoula Art Plage, née dans un bâtiment abandonné ressuscité par ses fresques. Kafana Soro, sculpteur sur bois formé par Jems Koko Bi, dialogue dans les jardins avec les bronzes du Burkinabè Salfo Dermé – une conversation panafricaine à ciel ouvert. D’une résidence financée par Chauvin Buthaud entre Soro et le sculpteur français Yann-Eric Eichenberger est même née une œuvre commune, sobrement intitulée Interdépendance. Les awoulabas d’Aya Konan, figures féminines monumentales, les sculptures en plastique recyclé de Mamadou Ballo dit M’Ballo, le mobilier de Léon N’Guetta, les fresques et portraits street art d’Angelo Guessan, ainsi que les luminaires arlésiens de François Liguori (Pescatore) complètent un ensemble aussi pluriel que cohérent.
Aboudia et Didi B, qui surnomment affectueusement Renaud Chauvin Buthaud « Papa », disent peut-être mieux que quiconque ce que ce mécénat est vraiment : moins une collection qu’un compagnonnage.

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