Avec la signature de la phase 3 du projet Baleine et un investissement de 4 milliards de dollars, la Côte d’Ivoire accélère ses ambitions énergétiques autour du plus important gisement pétro-gazier de son histoire.
La Côte d’Ivoire franchit un nouveau cap dans le développement de son industrie pétrolière. Réunis à Abidjan le 25 mai, le gouvernement ivoirien et le consortium composé du groupe italien Eni, de PETROCI et du négociant suisse Vitol ont officialisé la décision finale d’investissement de la phase 3 du projet Baleine, le plus important gisement d’hydrocarbures jamais découvert dans le pays. Cette nouvelle étape devrait mobiliser près de 4 milliards de dollars, portant le coût total du projet à environ 8 milliards de dollars.
Selon les autorités ivoiriennes, le champ Baleine recèle environ 2,5 milliards de barils de pétrole brut et 3 300 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Après 4,5 milliards de dollars déjà investis lors des deux premières phases, Abidjan ambitionne désormais de faire bondir sa production pétrolière nationale de 60 000 à 150 000 barils par jour, tout en atteignant une production de 200 millions de pieds cubes de gaz quotidiens. Ce gaz doit principalement alimenter les centrales électriques du pays et soutenir ses ambitions industrielles. Une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) sera également installée.
Eni, Vitol et PETROCI : Un Partenariat Stratégique
La validation de ce nouvel investissement intervient quelques mois après l’entrée du suisse Vitol dans le projet, via l’acquisition de 30 % du champ Baleine auprès d’Eni, opérateur historique du gisement. PETROCI, bras pétrolier de l’État ivoirien, reste quant à lui associé au développement du projet. Forte de plusieurs découvertes majeures depuis 2021, le pays vise désormais une production de 200 000 barils par jour d’ici 2028, avec l’ambition de s’imposer comme un futur exportateur net de brut.

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