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Côte d’Ivoire : la BAD engage 200 millions d’euros en faveur de la SIR

La Banque africaine de développement (BAD) va mobiliser 200 millions d’euros pour accompagner la modernisation de la Société ivoirienne de raffinage (SIR). Ce financement doit soutenir un projet industriel de 833 millions d’euros destiné à produire des carburants plus propres et à conforter le rôle d’Abidjan comme hub énergétique régional.


La Banque africaine de développement (BAD) renforce son soutien à l’industrie énergétique ivoirienne. Dans un communiqué publié le 22 juillet, l’institution panafricaine confirme avoir approuvé un financement de 200 millions d’euros en faveur du projet Clean Air de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), dont le coût total est estimé à 833 millions d’euros. La BAD interviendra également comme arrangeur principal afin de contribuer à la mobilisation de financements supplémentaires auprès d’autres partenaires. Au cœur du programme : la construction, sur le site de la raffinerie à Abidjan, d’un complexe d’hydrodésulfuration destiné à produire du diesel à très faible teneur en soufre. Attendue à l’horizon 2029, cette nouvelle installation doit permettre à la SIR de répondre au durcissement des normes environnementales et de qualité des carburants en Afrique de l’Ouest.


Conforter le hub pétrochimique d’Abidjan

L’enjeu dépasse cependant largement les frontières ivoiriennes. Créée en 1962, la SIR constitue l’une des principales raffineries opérationnelles de la sous-région et approvisionne, outre le marché ivoirien, plusieurs pays voisins, notamment le Mali et le Burkina Faso. Sa modernisation doit ainsi permettre à Abidjan de conforter son rôle dans les chaînes régionales d’approvisionnement en produits pétroliers raffinés. Le projet s’inscrit par ailleurs dans un mouvement d’investissement déjà engagé. En juin, un financement de 254 milliards de francs CFA, structuré par la BOAD avec un pool de huit banques ivoiriennes, avait été annoncé pour accompagner la construction de l’unité de traitement du diesel.

Au-delà de l’enjeu industriel, l’investissement devrait générer environ 1 140 emplois pendant la phase de construction, créer 82 postes permanents et contribuer à préserver quelque 900 emplois existants. Pour Abidjan, le pari est désormais double : moderniser son outil industriel tout en consolidant sa place de hub énergétique régional dans un marché ouest-africain où la demande en carburants raffinés ne cesse de progresser.



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