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L’Habile Djiba Diakité : L’Homme Clé du Titanesque Projet Simandou

Discret, méthodique, rarement exposé, Djiba Diakité s’est imposé comme l’un des hommes clés du nouvel appareil d’État guinéen. Président du Comité stratégique de suivi du projet Simandou et ministre directeur de cabinet à la présidence de la République, ce profil à la trajectoire internationale se trouve aujourd’hui au cœur du chantier économique le plus structurant de l’histoire contemporaine du pays. Portrait.

Par Pokou Ablé


Le 5 septembre 2021, à l’aube, la Guinée entre dans une nouvelle ère. En quelques heures, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) s’impose comme la nouvelle autorité politique du pays, et un terme est mis au troisième mandat du président de la République Alpha Condé. Sur les marchés internationaux, le cours de la bauxite, dont la Guinée est l’un des premiers producteurs mondiaux, atteint un niveau record.

Ce signal n’échappe pas à un homme qui observe la scène à distance. Ingénieur en banque, passé par les salles de marché de Paris et de Londres, il sera bientôt appelé à jouer un rôle majeur dans le moment historique que traverse son pays, bien qu’à cet instant précis, rien ne le préfigure. Le coup d’État est d’abord une affaire militaire. La transition, une équation incertaine. Et les trajectoires civiles, encore largement à écrire. Mais trois jours plus tard, le 8 septembre 2021, un décret lu au journal télévisé de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) lui permet de faire –  discrètement – son entrée en scène. Le lieutenant-colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, nomme Djiba Diakité directeur de cabinet à la présidence de la République avec rang de ministre. La formule est sèche, institutionnelle, mais dit quelque chose de ce qui se prépare : au cœur d’un dispositif de pouvoir embryonnaire, le chef de la junte s’appuie sur un profil civil encore inconnu. « Le 5 septembre représente un tournant historique. Ce jour-là, l’État a retrouvé sa verticalité. J’y ai vu une opportunité unique d’impact et j’ai choisi d’assumer immédiatement ma part de responsabilité », relate ce quadragénaire aux traits doux et au sourire facile.

La suite confirme le caractère structurant de ce choix. Car si la transition guinéenne verra défiler plusieurs premiers ministres – variables d’ajustement politiques –, le directeur de cabinet, lui, perdure depuis quatre ans. Rien, pourtant, ne destinait a priori ce financier, issu du secteur privé, à occuper une telle position au sommet de l’État guinéen. Rien, sinon une trajectoire personnelle atypique, une amitié avec celui qui est devenu entre-temps Général et candidat à sa succession et, surtout, une approche méthodique au fondement de l’efficacité qu’on lui prête.

« Rien ne destinait a priori ce financier, issu du secteur privé, à occuper une telle position au sommet de l’État guinéen »


Au-Delà du Technocrate, l’Apprentissage du Politique

Ce qui frappe, lorsqu’on tente de retracer le parcours de Djiba Diakité, c’est le caractère fragmentaire de son profil public. Peu de récits, peu de scènes fondatrices, peu de traces revendiquées avant 2021 ; un profil à rebours des biographies politiques classiques, construites sur l’accumulation de jalons visibles.

Né à Conakry, originaire de la Haute-Guinée, celui que l’on nomme « Ministre directeur de cabinet » appartient à une génération de cadres dont la formation s’est faite majoritairement hors du pays. Après l’obtention de son baccalauréat dans un lycée de la capitale, son itinéraire académique et professionnel le conduit vers des univers techniques – sciences, ingénierie, finance – et des environnements internationaux. Des espaces où la Guinée est un pays parmi d’autres, évoqué à travers ses matières premières, ses déséquilibres macroéconomiques, ses déboires sanitaires ou ses vulnérabilités institutionnelles. « Je suis né en Guinée, à une époque où le pays cherchait encore à se structurer économiquement. J’ai grandi dans un environnement où l’effort personnel représentait le seul filet de sécurité. Je n’ai pas hérité d’un réseau, mais d’une exigence. C’est elle qui a forgé mon moteur intérieur », confie-t-il, avant d’ajouter : « À l’époque, la Guinée n’était pas encore connectée aux grands écosystèmes technologiques et financiers. Partir, c’était investir pour mieux revenir ».

« Je n’ai pas hérité d’un réseau, mais d’une exigence. C’est elle qui a forgé mon moteur intérieur »

Cette trajectoire, ainsi que la discrétion qui l’accompagne, explique en partie pourquoi, lors de sa nomination, Djiba est aussitôt qualifié de « technocrate de l’ombre ». Le terme est commode, rassurant même, dans un contexte de transition : il suggère la compétence, la neutralité, la distance avec les jeux de pouvoir. Mais il dit aussi peu de chose sur la réalité du personnage – et encore moins sur la manière dont il s’est progressivement installé au cœur de l’appareil d’État, ni sur les contours de son amitié avec Mamadi Doumbouya, nouée en France bien avant 2021. Certes, son passage par les marchés financiers, la banque d’investissement et les environnements technologiques l’a doté d’outils analytiques et méthodologiques solides. Mais ces compétences, indéniables, n’expliquent pas, à elles seules, sa longévité dans un régime marqué par des rivalités internes.

« Lors de sa nomination, Djiba est aussitôt qualifié de « technocrate de l’ombre » »


Acteur d’Interface

Car le poste de ministre directeur de cabinet n’est pas un refuge technocratique : il constitue, en Guinée plus qu’ailleurs, une école accélérée du politique. Être au centre de la machine présidentielle, c’est absorber les tensions, composer avec des intérêts hétérogènes – parfois antagonistes  – et traduire une volonté politique en décisions opérantes. Une position qui exige la compréhension fine des équilibres (institutionnels, militaires, économiques) sur lesquels repose le pouvoir guinéen.

Dès 2021, Djiba Diakité devient donc un acteur d’interface (entre le président et l’administration, entre l’État et ses partenaires internationaux, entre les impératifs de stabilité interne et les attentes des investisseurs). Son succès s’explique alors par sa capacité à structurer des cercles de confiance et à arbitrer lorsque l’équilibre global est en jeu. Une aptitude qui suppose autant de retenue que de fermeté, et qu’il a probablement forgée aux prises avec le dossier Simandou – qui a fait sa renommée.

Pour saisir ce que représente Simandou aujourd’hui, il faut d’abord rappeler ce qu’il a longtemps été : un serpent de mer, une promesse sans cesse invoquée, jamais concrétisée. Découvert et documenté dès le milieu des années 1990, ce gisement – et avec lui le projet de corridor censé relier la chaîne montagneuse du Sud-Est au littoral Atlantique – hantait depuis trente ans les discours politiques et les prospectus d’investisseurs. Tour à tour annoncé, suspendu, fragmenté, renégocié, enlisé dans des contentieux et des changements de concessionnaires, il concentre des actifs stratégiques, des opérateurs puissants, des cadres juridiques mouvants et une asymétrie structurelle dans les rapports de force. Un cocktail explosif qui explique sa complexité… et donc son inertie.


L’Artisan Discret du Mégaprojet Simandou

Le gisement lui-même – doté d’une réserve estimée d’environ 8 milliards de tonnes de minerai de fer – impliquait des infrastructures hors norme : un chemin de fer transguinéen d’environ 650 à 670 kilomètres et un port en eau profonde sur la façade atlantique, pour un investissement généralement estimé, selon les périmètres retenus, entre 15 et 20 milliards de dollars.

Au lendemain du coup d’État, le pouvoir hérite de cet empilement de défis techniques, financiers et institutionnels. Le projet est alors déjà structuré autour de deux ensembles distincts avec, d’un côté, le Winning Consortium Simandou (WCS), attributaire des blocs 1 et 2 depuis 2019 et de l’autre, Rio Tinto et son partenaire Chalco Iron Ore Holding, de retour sur les blocs 3 et 4 à l’automne 2021. Chacun avance alors selon sa propre logique d’exécution, avec des infrastructures conçues de manière séparée et un État marginal dans la gouvernance. C’est pour dépasser cette fragmentation que les renégociations conduites sous l’égide de Djiba Diakité débouchent sur un accord-cadre signé en mars 2022, introduisant le principe de mutualisation des infrastructures du Simandou.

Cette orientation est formalisée en août 2023 par un accord prévoyant la création de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), chargée de gérer le chemin de fer et le port en eau profonde, avec 15 % de participation attribués à l’État guinéen dans les infrastructures. Une architecture qui transforme un empilement de concessions minières en un dispositif de gouvernance partagée.


Faire Accepter la Copropriété Guinéenne du Corridor Ferroviaire

La dernière séquence de cette recomposition intervient lors du closing d’avril 2024, marqué par l’entrée du groupe public chinois China Baowu Steel Group dans le capital du projet et par des méthodes de négociation particulièrement engagées, révélatrices de la volonté de l’exécutif de valider définitivement le cadre institutionnel et opérationnel du projet. « Faire accepter la copropriété guinéenne du corridor ferroviaire, ainsi que les autres infrastructures de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), était le moment le plus difficile des négociations et un tabou pour certains acteurs. Nous l’avons levé », relate-t-il, dans un calme presque désarmant.

Or, à partir de là, le défi change de nature. Il ne s’agit plus seulement de négocier, mais de livrer. Les infrastructures doivent être achevées d’ici fin 2025. Les délais sont très courts. Les obstacles encore nombreux… Mais le 11 novembre 2025, à 11h11, comme annoncé, le premier train reliant la zone minière au port de Morebaya s’élance, devant un parterre d’invités prestigieux, à commencer par les présidents Paul Kagame du Rwanda et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. C’est un triomphe.

Le 11 novembre 2025, à 11h11, comme annoncé, le premier train reliant la zone minière au port de Morebaya s’élance…

« Il y a deux ans, [il m’a] reçu [et] me parlait déjà de ce mégaprojet avec une précision déconcertante. Je dois reconnaître que j’étais alors dubitatif. Le site était encore une forêt marécageuse, et l’ampleur des défis techniques et logistiques laissait planer un doute légitime. Avec le recul, c’est précisément cette capacité à projeter, puis à tenir le cap, qui force aujourd’hui le respect », confie Stanislas Zézé-Bayard, PDG de l’agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation, présent lors de la cérémonie.

Le succès a de quoi faire jubiler. Car, à pleine capacité, la production pourrait atteindre jusqu’à 120 millions de tonnes par an. Ceci, avec des effets macroéconomiques massifs : le FMI projette un surcroît de PIB réel compris entre +26 % et +55 % d’ici 2030, et une progression de l’emploi de +4 % à +10 %. Des chiffres que le pouvoir en place brandit comme une preuve par l’acte : la démonstration que la transition sait produire du concret et doit se convertir, à l’échéance présidentielle du 28 décembre 2025, en un exécutif légitime et durable.

« Le bilan économique, le bilan social et le bilan politique sont aujourd’hui difficilement attaquables », renchérit le premier ministre Amadou Oury Bah, également directeur national de campagne de la mouvance Génération pour la Modernité et le Développement (GMD). « C’est sur cette base que nous battons campagne, afin d’obtenir un taux de participation élevé et un score large pour le candidat Mamadi Doumbouya ».


Rassembleur de Talents

L’adage est bien connu, nul ne gouverne seul. Justement, dans les bureaux, les couloirs de l’administration comme dans les conversations informelles, Djiba Diakité est souvent décrit comme un « rassembleur ». Le mot circule, presque mécaniquement, et fait référence aux différents talents dont le « DirCab » a su s’entourer, illustrant une méthode qui consiste à aller chercher des compétences là où elles se trouvent.

Parmi ces profils également formés à l’international et dont le retour se matérialise aujourd’hui à des postes clés au sein de l’administration guinéenne, plusieurs trajectoires se détachent. Sur le dossier Simandou, Maïmouna Diakhaby en constitue l’une des figures principales : diplômée de Harvard, ancienne associée de McKinsey et passée par Rio Tinto au Canada, elle conseille directement Djiba en sa qualité de président du Comité stratégique de suivi du projet.

De même, avocate admise aux barreaux de New York et du New Jersey, Djami Diallo a exercé au sein de cabinets spécialisés dans le financement de projets miniers, avant de rejoindre la présidence, où elle a conseillé l’État sur plusieurs dossiers structurants – dont Simandou. Un tremplin vers le poste de ministre de l’Environnement et du Développement durable, qu’elle occupe actuellement.

Même logique pour Ibrahima Abe Diallo, Administrateur général de l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP), structure rattachée au président de la République et chargée du pilotage et du suivi des grands chantiers d’infrastructures. Formé à Georgetown University, il a évolué auparavant au sein de la National Apartment Association puis de Freddie Mac, avant de prendre la tête de l’ACGP. Il fait également partie du Comité stratégique de Simandou.

Certains voient dans ce retour des cerveaux guinéens l’effet mécanique d’un changement de régime, d’autres l’expression d’une stratégie plus délibérée. L’un des entrepreneurs engagés sur les questions de nation branding auprès de l’État guinéen résume quant à lui sa perception : « La plupart de ces élites, c’est en partie grâce à la dynamique qu’il [Djiba] a contribué à catalyser, qu’elles sont revenues ». La réalité est, certes, nuancée ; rien ne permettant d’affirmer que Diakité en serait à l’origine. D’autant que les dynamiques de retour de la diaspora obéissent à des facteurs multiples : opportunités professionnelles, contexte politique, effets de réseau… Réputé modeste, le principal intéressé lui-même s’évertuerait à tempérer son rôle si on lui posait la question. Mais il faut admettre qu’il a su traduire une aspiration de souveraineté, incarnée par Mamadi Doumbouya, en un projet de société intelligible pour des élites civiles, économiques et technocratiques globalisées et qui avaient l’embarras du choix en matière de carrière professionnelle.

« Il a su traduire une aspiration de souveraineté, incarnée par Mamadi Doumbouya, en un projet de société intelligible pour des élites civiles, économiques et technocratiques globalisées »

Reste une zone grise : qui est Djiba Diakité, une fois clos les dossiers, terminées les réunions, et rangés les téléphones ? La question mérite d’être posée tant sa situation familiale, les lieux où il se ressource ou ce qu’il considère comme ses échecs fondateurs ou ses réussites les plus intimes demeurent hors champ de nos échanges. Et pour cause, le directeur de cabinet cultive une discrétion doctrinale. Peu d’interviews, aucune mise en scène personnelle, une présence médiatique cantonnée au registre institutionnel…

« Le directeur de cabinet cultive une discrétion doctrinale. Peu d’interviews, aucune mise en scène personnelle, une présence médiatique cantonnée au registre institutionnel »


L’Homme Derrière la Fonction

Cette réserve reflète le choix assumé d’un pouvoir envisagé comme outil d’exécution et de transformation (« La visibilité importe peu. L’impact, oui. ») et s’observe jusque dans son rapport au quotidien. C’est à peine s’il consent à évoquer un rituel matinal : le jogging à l’aube, avant que la ville ne s’éveille. « C’est un calibrage mental, une manière de s’aligner avant d’entrer dans la complexité du jour. » Et lorsqu’il déconnecte, il coupe. Littéralement. Lecture, marche, silence. « Le bruit brouille la vision. »

Pour autant, cette réserve ne doit pas être confondue avec un relâchement dans l’exercice du pouvoir. Elle coexiste, au contraire, avec une exigence de travail unanimement décrite comme élevée. Plusieurs interlocuteurs évoquent une discipline rigoureuse, parfois éprouvante : horaires étendus, attention minutieuse portée aux détails, goût prononcé pour les notes écrites, les tableaux de suivi, les échéanciers serrés. « Il est très exigeant », reconnaît l’un d’entre eux.


Un Praticien du Doute Structuré

Une méthode qui peut irriter en interne tant elle impose un tempo soutenu, mais qui rassure les partenaires techniques et financiers, sensibles à la cohérence des arbitrages et à la traçabilité des décisions. « C’est un dirigeant humble dans le rapport humain, extrêmement rigoureux dans l’exécution et résolument orienté vers le résultat », commente Amadou Kaba, PCA de la société de sous-traitance minière GPC (Guinéenne de Prestation et de Construction).

« C’est un dirigeant humble dans le rapport humain, extrêmement rigoureux dans l’exécution et résolument orienté vers le résultat »

Diakité revendique lui-même cette approche lorsqu’il évoque sa principale qualité et son principal défaut : à savoir l’exigence, qu’il considère comme le moteur central de son engagement, et son revers, lorsque cette même exigence bascule dans l’impatience. « Je travaille à mieux calibrer l’intensité », reconnaît-il. Et lorsqu’on lui demande quel est le dernier livre qu’il a lu, il s’empresse de répondre : « Principles, de Ray Dalio. Sa rigueur méthodologique dans la gouvernance des systèmes complexes m’inspire : piloter un État moderne exige une véritable ingénierie de la décision ».

Rien d’étonnant alors, à ce que même dans les échanges informels, il apparaisse comme un praticien du doute structuré : écoutant longuement, tranchant tardivement, ajustant lorsque les faits l’y obligent. Une prudence parfois interprétée comme de la distance, voire une forme de froideur, mais qu’il revendique comme une discipline – le prix à payer, selon lui, pour éviter l’arbitraire dans un environnement saturé de pressions et d’injonctions contradictoires.


Au Service de la Guinéee

Interrogé sur ce qui fonde cette posture, il invoque un registre plus intérieur, rarement exposé publiquement : « Le pouvoir n’est jamais une propriété ; c’est une responsabilité ». Une phrase qui éclaire son rapport à la fonction, et la place qu’il accorde à la spiritualité comme garde-fou dans l’exercice de ses fonctions. « La Guinée n’est pas, à ses yeux, un acquis à administrer, mais une charge à assumer, dans la durée, au nom des générations futures », glisse un collaborateur rencontré dans les bureaux de la direction de la communication et de l’information (DCI), l’un des organes de la présidence.

« Le pouvoir n’est jamais une propriété ; c’est une responsabilité »

Projetée dans le temps, cette responsabilité se traduit par une vision précise : celle d’une Guinée qui, à l’horizon 2040, ne subirait plus les flux mondiaux mais s’y insérerait comme un acteur stratégique à part entière ; une plateforme logistique reliant l’Atlantique au reste de l’économie mondiale, capable de produire de la valeur, de structurer des décisions et d’exercer une influence durable. C’est la vision prônée par son « patron », l’actuel chef de l’État Mamadi Doumbouya, et qui est censée prendre corps grâce aux résultats du Programme de transformation socioéconomique « Simandou 2040 ».

Quant à Djiba, il continue de se dérober à toute mise en avant personnelle. Et à la question de sa place dans cette Guinée à venir, la réponse est brève, presque austère : « au service ». Comme si, au terme de ce parcours, l’essentiel restait moins la trace laissée que la solidité de ce qui tient après soi.  

« À la question de sa place dans cette Guinée à venir, la réponse est brève, presque austère : « au service » »


https://youtu.be/ds3AKkIQnQo

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