Cryptomonnaies : l’Afrique entre dans l’ère de la régulation

Longtemps tolérées, parfois interdites, les cryptomonnaies entrent progressivement dans le champ des politiques publiques africaines. Du Zimbabwe au Kenya en passant par le Nigéria et l’Afrique du Sud, les États cherchent désormais moins à faire disparaître les actifs numériques qu’à comprendre, encadrer et taxer un marché dont l’usage progresse rapidement. Une inflexion qui pourrait redessiner l’écosystème de la finance numérique sur le continent.

La Crypto, Une Immense Chance Pour L’Afrique

Depuis un peu plus de 15 ans, le Bitcoin se propage à bas bruit dans toutes les économies du monde, et le continent africain ne fait pas exception. Parce qu’elle constitue un outil simple à utiliser et qu’elle peut résoudre de réels problèmes au quotidien, cette cryptomonnaie s’impose petit à petit dans le paysage financier actuel comme une proposition sérieuse.

Face à l’essor des cryptomonnaies en Afrique, la régulation supplante progressivement la prohibition

Parallèlement à ce qui se passe en Europe, certains pays africains commencent à réviser leur jugement concernant les cryptomonnaies, et formulent l’intention de se doter d’un cadre réglementaire pour les prestataires de services sur les actifs numériques.

La Blockchain comme pont entre États et Citoyens

Nombre de pays africains sont confrontés à un dilemme commun à toutes les économies émergentes : en l’absence d’un PIB par tête suffisant, comment collecter suffisamment de taxes et d’impôts pour fonder un État-providence assurant un minimum vital ? En l’absence de ce minimum vital, comment les citoyens peuvent-ils dégager des revenus suffisants pour consommer et alimenter la croissance, et permettre ainsi à l’État d’augmenter ses recettes ?

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