Malgré un potentiel économique immense, les retombées financières liées au coltan restent modestes en Afrique. Prévalence de l’exploitation artisanale, insuffisance énergétique, absence d’infrastructures de transformation et termes parfois défavorables des contrats avec des opérateurs étrangers limitent encore la captation de valeur. Par Marie-France Réveillard
Placé au cœur des chaînes de valeur mondiales, le coltan (mot-valise pour colombite-tantalite) est un minerai dont sont extraits deux métaux essentiels : le tantale (Ta) et, dans une moindre mesure, le niobium (Nb). Le tantale est un composant clé des condensateurs électroniques ultra-fiables qui équipent la quasi-totalité des appareils technologiques modernes, des téléphones portables aux ordinateurs en passant par l’automobile, les systèmes de navigation aéronautique et certains équipements militaires de haute précision. L’Afrique, et plus particulièrement la République démocratique du Congo (RDC), est le centre de gravité mondial des réserves et de la production de coltan1. La région du Kivu détiendrait entre 60 % et 80 % des réserves mondiales. Selon les données officielles, le pays a exporté plus de 2 485 tonnes sur le...
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