Le leader sénégalais des télécommunications signe un premier semestre 2026 historique, avec un chiffre d’affaires supérieur à 1 000 milliards de francs CFA. Une performance qui confirme la solidité du groupe, malgré une concurrence et des contraintes opérationnelles croissantes.
Contrôlé par le géant français des télécoms Orange et piloté par Brelotte Bâ, l’opérateur sénégalais a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1 049,8 milliards de francs CFA (environ 1,6 milliard d’euros) au cours du premier semestre 2026, franchissant pour la première fois la barre symbolique des 1 000 milliards de francs CFA sur six mois. Quant au résultat net consolidé, il a atteint 230 milliards de francs CFA (351 millions d’euros) sur la période.
Cette performance s’est par ailleurs accompagnée d’un effort d’investissement soutenu. Au premier semestre, le groupe a ainsi engagé 154 milliards de francs CFA, soit 15 % de son chiffre d’affaires, permettant notamment le raccordement de plus de 1,3 million de logements à la fibre. Le parc 4G a de son côté progressé de 19,5 % sur un an, à 24 millions d’actifs, tandis que le taux de raccordement à la fibre a gagné 6 points, à 49,8 %. Une montée en puissance destinée à accompagner une demande numérique toujours plus importante. Orange Money poursuit également sa progression : ses revenus ont augmenté de 5,4 %, à 110,8 milliards de francs CFA, pour 13,7 millions de clients actifs et un volume de transactions en hausse de 17,7 %.
Une concurrence qui s’intensifie
La forte progression du bénéfice doit toutefois être nuancée : elle bénéficie notamment d’un taux d’imposition effectif plus favorable qu’un an auparavant. L’accélération du résultat net s’explique donc en partie par cet effet fiscal favorable, au-delà de la seule performance opérationnelle du groupe. Dans son communiqué d’annonce des résultats, la direction de l’opérateur sénégalais reconnaît en outre faire face à « un environnement marqué par l’intensification de la concurrence […] ». De fait, l’annonce des résultats de la Sonatel intervient alors que la concurrence se renforce au Sénégal, avec notamment l’arrivée du fournisseur d’accès à Internet par satellite Starlink dans le haut débit et la pression exercée par Wave sur les paiements mobiles.

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