Ils étaient hier les coffres-forts de la rente, ils ambitionnent aujourd’hui de devenir les architectes de la prospérité. En un peu plus de vingt ans, l’Afrique est passée d’une poignée de fonds souverains à un écosystème de plus de 20 fonds actifs, pour un total estimé à 153 milliards de dollars d’actifs, selon le Sovereign Impact Report 2025 de l’IE University. Une somme modeste (moins de 1 % sur plus de 14 trillions gérés dans le monde), mais symptomatique d’une mutation idéologique : celle d’États décidés à doter leurs économies de sources d’investissement endogènes. Cette cartographie met en lumière ces nouveaux instruments du capitalisme public africain. Par Pokou Ablé
L’Ethiopian Investment Holdings (EIH) : Moteur des Réformes Économiques Éthiopiennes Regroupant plus de 40 entreprises (parmi lesquelles Ethiopian Airlines Group, Ethio Telecom et la Commercial Bank of Ethiopia) trois ans après sa création, l’EIH incarne la volonté du gouvernement éthiopien de professionnaliser la gestion des actifs nationaux et d’attirer des capitaux privés. Si le Global SWF évalue ses actifs à environ 46 milliards de dollars, la taille de l’EIH devrait doubler à moyen terme, selon son direc...
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