Le Trésor ivoirien a une nouvelle fois démontré sa capacité à mobiliser des capitaux dans des conditions optimales. Avec une demande quatre fois supérieure à l’offre, le pays s’impose comme la signature incontournable de la zone UEMOA.
Emetteur de référence sur le marché financier ouest-africain des titres publics (UMOA-Titres), le Trésor public ivoirien a mobilisé 66 milliards de francs CFA (environ 100 millions d’euros) ce mardi 21 avril, lors d’une émission simultanée de bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours et d’obligations assimilables du Trésor (OAT) à 3 et 5 ans. L’opération ciblait initialement une levée de fonds de 60 milliards de francs CFA.
Sollicités, les investisseurs ont répondu sans équivoque : les soumissions ont atteint 227,9 milliards de francs CFA, soit un taux de souscription proche de 380 %. Les rendements retenus ont quant à eux été fixés à 4,22 % pour les instruments de dette à court terme (BAT à 364 jours), 5,60 % pour les OAT à 3 ans et 7,13 % pour celles à 5 ans — des taux d’intérêt relativement faibles pour la sous-région et qui reflètent la confiance des marchés dans la solidité budgétaire du pays.
Plus de 2 000 Milliards de Francs CFA Levés Depuis le Début de l’Année
Au total, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la Côte d’Ivoire a levé 2 169 milliards de francs CFA sur les marchés, représentant 43,86 % du total des émissions des huit États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), estimé à 4 945 milliards de francs CFA. Une part prépondérante qui illustre le poids structurel de l’économie ivoirienne dans la région.
De fait, cette dynamique ne se limite pas au marché régional. En février dernier, la Côte d’Ivoire avait réalisé une émission obligataire sur les marchés internationaux (eurobond), levant 1,3 milliard de dollars pour une maturité de 15 ans. L’opération avait été sursouscrite cinq fois avec un carnet d’ordres culminant à 6,3 milliards de dollars. Le taux obtenu — 5,39 % — représentait alors le coût de financement le plus compétitif jamais enregistré par un émetteur d’Afrique subsaharienne depuis cinq ans.
