La vie Forbes

Le combat de Salif Keïta

Après avoir sillonné le monde en chanson, le Malien Salif Keïta fête ses cinquante années de carrière et sort l’album Un autre Blanc. Un opus studio qui, selon sa volonté, sera le dernier. À 70 ans, la voix d’or de la musique africaine marque un – ultime – tournant professionnel. Cet album est aussi un cri de protestation contre les enlèvements et les meurtres d’albinos en Afrique. Il s’est confié à Forbes Afrique.

© THOMAS DORN

Forbes Afrique : Un autre Blanc, votre dernier album studio, sort en même temps que vous célébrez vos cinquante ans de carrière. Quel regard portez-vous sur votre parcours professionnel?

SALIF KEÏTA : C’est une chance, ça n’est pas donné à tout le monde. Ce sont cinquante ans d’apprentissage, car on apprend tous les jours dans ce métier, on est toujours débutant. Ce sont aussi cinquante ans de collaborations, cinquante ans de joie que m’a offerts le public, cinquante ans de générosité.

Vous avez démarré en pratiquant une musique acoustique, puis vous êtes passé par des sonorités rock, jazz, et aujourd’hui vous avez adopté une forme de création électro-acoustique.

S. K. : Je suis très attentif avec ce qui se passe autour de moi et j’aime apprendre. Pour moi, apprendre, c’est faire partie du monde, c’est également avancer.

C’est aussi ce qui fait que chacun de vos concerts est unique.

S. K. : Sur scène, on rencontre chaque fois un public différent. Quand je voyage sur plusieurs continents, chaque concert est un challenge : le public américain ou brésilien n’est pas le même que le public malien ou français. C’est ce qui est passionnant.

Vous avez décidé que ce nouvel album serait votre dernier en studio. Qu’est-ce qui vous a amené à faire ce choix? …

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous  pages 92-93 du numéro 56 Avril 2019, en vente ICI.