Pilier de l’économie marocaine, le secteur agroalimentaire dynamise l’emploi, les exportations et l’investissement. Face aux défis climatiques, le royaume mise sur l’innovation, la valeur ajoutée locale et la coopération public-privé pour renforcer sa compétitivité. Analyse Par Patrick Ndungidi
Au Maroc, l’agroalimentaire constitue le cœur battant de l’économie. Il pèse 26 % du PIB industriel et 8 % du PIB national, générant un chiffre d’affaires colossal de 185 milliards de dirhams (environ 17 milliards d’euros), dont 40 milliards (3 milliards d’euros) de valeur ajoutée, selon des chiffres révélés par le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, devant la Chambre des représentants en avril 2025. Derrière ces chiffres, un écosystème foisonnant : plus de 2000 entreprises, 207 000 emplois permanents et des milliers de personnes qui vivent grâce à l’agribusiness. Du champ à l’usine, du souk à l’export, le secteur irrigue l’économie, dynamise l’investissement et soutient la compétitivité nationale. Dans les campagnes, 70 % de la population rurale en dépend directement, un fil vital qui relie économie et cohésion sociale. Après deux années de sécheresse, le royaume...
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