De la beauté à l’humour en passant par la cuisine, les créateurs africains de nouvelle génération transforment leurs communautés de fans en actifs commerciaux. Derrière les millions d’abonnés, un marché encore fragmenté se structure autour de quelques segments forts, où l’audience ne vaut que si elle se convertit en image, en influence… et en contrats. Par Christian Missia Dio
Alors que le secteur de l’influence et de la création (creator economy) pourrait peser jusqu’à 480 milliards de dollars d’ici 2027, les créateurs de contenus africains ne sont plus de simples pourvoyeurs de vidéos virales ou de jolies images : ils deviennent des supports médias à part entière, capables de fédérer des communautés, d’orienter des usages et d’attirer les budgets des marques. En Afrique francophone, où le marché demeure bien moins structuré que dans les grands hubs anglophones, cette montée en puissance s’observe surtout dans quelques segments clés : lifestyle/beauté, entertainment et food, qui concentrent l’essentiel des audiences et des collaborations commerciales. Cette dynamique illustre une évolution de fond : dans l’économie de l’attention, la viralité peut très vite se...
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