Alors que les réserves mondiales s’amenuisent et que les géants asiatiques réévaluent leurs modèles, l’Afrique – avec la Côte d’Ivoire en tête – mise sur le caoutchouc pour renforcer sa place dans les chaînes de valeur mondiales et attirer les investisseurs. Entre promesse verte et défi industriel, le continent cherche à redéfinir sa position dans la filière globale du latex naturel. Par Marie-France Réveillard
Le caoutchouc1, un élastomère obtenu à partir du latex de l’hévéa (Hevea brasiliensis), s’inscrit dans un marché mondial sous tension, partagé entre deux segments principaux : le caoutchouc naturel (47 %) et le caoutchouc synthétique (53 %), ce dernier étant issu de la pétrochimie et largement utilisé dans l’industrie automobile. D’après Mordor Intelligence, le marché mondial du caoutchouc naturel, évalué à 48,5 milliards de dollars en 2025, devrait progresser en moyenne de 4,58 % par an pour atteindre 60,7 milliards de dollars à l’horizon 2030. Près de 87 % de la production planétaire, estimée à 15 millions de tonnes, provient d’Asie. Tandis que la demande mondiale de caoutchouc continue de croître, l’offre, elle, demeure contrainte par des cycles biologiques de production...
Ce contenu est réservé à nos abonné.e.s.
Si vous êtes déjà abonné.e, merci de vous connecter, ci-dessous.
Si vous n'êtes pas encore abonné.e, profitez de notre abonnement illimité et sans engagement pour 5 euros par mois.