Portrait

Ansoumane Kaba, le bâtisseur guinéen

Cela ne surprendra guère, Ansoumane Kaba, PDG d’un groupe spécialisé dans le terrassement routier, est l’un des hommes d’affaires guinéens les plus engagés sur le terrain. Sa société Guiter est présente dans le BTP, le secteur minier et l’énergie. Elle est impliquée dans de nombreux chantiers qui contribuent à façonner et transformer la Guinée du xxie siècle. Forbes Afrique l’a rencontré à Conakry.

© La Libre OpiniOn – GUiTer

Après avoir obtenu un diplôme en génie civil de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Ansoumane Kaba reçoit un conseil d’un ancien ministre des Travaux publics, Bana Sidibé : « Vous gagnerez mieux votre vie dans le secteur privé », lui affirme-t-il. Quelques jours après, il est pourtant recruté comme métreur à la Société togolaise des travaux publics (STTP), chargée par le gouvernement de désenclaver le grenier du pays, la Guinée forestière. « Toutefois, raconte Ansoumane Kaba, j’avoue que le conseil du ministre me hantait toujours, si bien que je me demandais souvent comment je devrais entreprendre pour être autonome. De fil en aiguille, j’ai beaucoup appris dans les sociétés où j’ai travaillé. Mais j’ai également rencontré beaucoup de difficultés, que j’ai considérées comme des défis à relever. Jusqu’au jour où, il y a trente ans, j’ai eu l’opportunité de créer Guiter, dont je suis le PDG. » Ansoumane Kaba s’est employé à transformer l’entreprise en un groupe qui intervient dans le BTP, les mines et l’énergie et qui rivalise aujourd’hui avec de grandes entreprises nationales et internationales. « Guiter est née le 26 septembre 1989, rappelle-t-il, alors que le pays était dirigé par le Comité militaire de redressement national (CMRN) et feu le général Lansana Conté. Le climat des affaires en Guinée était marqué par l’isolement du pays et n’était pas du tout favorable pour un entrepreneur qui rêvait grand. Ce n’est pas pour autant que j’ai baissé les bras. Au contraire, ma détermination et ma rigueur, la recherche de l’excellence par le recrutement d’experts à l’international pour la formation de mon personnel local, le respect des délais d’exécution des contrats, entre autres, ont été des atouts pour le groupe Guiter, qui a pu se maintenir et élargir son champ d’intervention au-delà des travaux publics. » Face à l’afflux de nombreux acteurs internationaux dans ces secteurs, il est resté optimiste : « Les entreprises guinéennes se développent, répondent aux appels d’offres et excellent du point de vue de la qualité dans l’exécution des travaux. J’avoue tout de même que ce n’est toujours pas facile, la bataille est rude. En tant que président du Conseil national du patronat guinéen, j’essaie de …

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous  pages 64-65 du numéro 62 Novembre 2019, en vente ICI.