Porté sur les fonts baptismaux en 1985, Ecobank a fêté ses 40 ans sur les chapeaux de roue. Avec un bénéfice annuel avant impôts de 801 millions de dollars, en hausse de 21 %, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé a bouclé son meilleur exercice depuis plus d’une décennie.
Dans le détail, l’établissement financier piloté par Jeremy Awori depuis 2022, a dégagé un revenu net de 2,45 milliards de dollars, en progression de 17 % sur l’exercice écoulé. Une performance qui « confirme la stratégie Croissance, Transformation et Rendement (GTR) », s’est félicité le PDG kényan d’Ecobank, celle-ci produisant désormais « des résultats mesurables ». Les dépôts clients ont de leur côté progressé de 4,9 milliards de dollars au cours des douze derniers mois pour atteindre 25,3 milliards, tandis que les encours de crédit s’élèvent à 12,8 milliards de dollars.
Une Efficacité Opérationnelle Accrue
Le ratio d’exploitation s’est quant à lui établi à 48,3 %, contre 52,8 % un an plus tôt. Une mesure clé d’efficacité opérationnelle qui traduit le fait que, pour la première fois, la croissance des revenus du groupe a dépassé structurellement celle des charges.
De solides résultats qui devraient pleinement profiter aux actionnaires. Le conseil d’administration a recommandé de verser 40 millions de dollars au titre de l’exercice 2025. Les petits porteurs ont toutefois dû s’armer de patience, le dividende de l’exercice 2025 n’étant que le troisième versé depuis dix ans tandis que le taux de distribution reste inférieur à 7 % du bénéfice avant impôts. De quoi peut-être expliquer la lassitude du sud-africain Nedbank, premier actionnaire historique d’Ecobank, qui a officialisé l’an dernier la cession de ses parts à Bosquet Investments, contrôlé par le financier camerounais Alain Nkontchou.
