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Intelligence artificielle : le spécialiste américain SAS courtise l’Afrique

IA ©Metamorworks

En opération séduction lors de sa récente conférence annuelle SAS Explore, la société a rappelé le potentiel des outils d’aide à la décision basés sur l’intelligence artificielle. Notamment aux participants africains. Une bonne manière de mettre en avant ses propres solutions sur un marché en plein boom.   

Par la Rédaction

Pandémie, changement climatique, incertitude économique, problèmes de chaîne d’approvisionnement, pénurie de ressources humaines, augmentation des cas de fraude… Alors que le monde est confronté à de multiples défis, la société SAS- spécialisée dans l’analyse de données- a récemment organisé en ligne sa grande messe annuelle, SAS Explore, destinée à présenter « des solutions pour un avenir meilleur ». De fait, pour cette initiative, tenue entre le 27 et le 29 septembre, l’objectif était clairement affiché : présenter des applications basées sur l’intelligence artificielle (IA) aux nombreux spécialistes des données, experts en programmation et acteurs de la tech qui participaient à l’événement en ligne. Une plateforme de rencontres et de partages d’expériences d’entreprises appliquant l’IA  « créée par des technologues pour des technologues », selon Bryan Harris, vice-président exécutif et directeur de la technologie chez SAS.  

Pour le spécialiste américain du Big Data (3,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2021), dont le siège de la filiale EMEA (Europe Middle East & Africa) se trouve à Casablanca, l’occasion était en effet idéale pour présenter ses derniers modèles statistiques fondés sur l’IA, notamment sa solution SAS Viya, un logiciel ” cloud-first ” qui combine plusieurs outils d’aide à la prise de décision destinés à aider les organisations à prendre de meilleures décisions, plus rapidement.

« La pandémie COVID-19 a renforcé l’importance de l’expérience client dans les attitudes, le comportement et la prise de décision d’achat des consommateurs »                                 

L’enjeu est, il est vrai de taille : selon le cabinet de conseil McKinsey & Company, 70 % des entreprises utilisant la technologie du cloud prévoient d’augmenter leur budget consacré au cloud, un marché qui devrait représenter l’équivalent de 800 milliards de dollars d’ici 2024, avec des déploiements de solutions numériques dans tous les secteurs – commerce de détail, médias, télécommunications, éducation, banque, assurance… Or, sur segment en pleine croissance, les outils d’aide à la décision fondés sur l’IA peuvent apporter un vrai plus, estime SAS, qui met en avant ses solutions en expliquant que « la pandémie COVID-19 a changé le comportement des clients pour toujours, et en particulier que cette période a renforcé l’importance de l’expérience client dans les attitudes, le comportement et la prise de décision d’achat des consommateurs ».

« Développer les viviers de talents qui sont prêts à découvrir les réponses de demain »

L’heure n’est donc plus à se préparer à la révolution IA, déjà amorcée, mais d’en adopter rapidement les outils, qui offriraient selon ses promoteurs, un gain de temps et une meilleure compétitivité aux entreprises. “Nous avons passé des décennies à construire la suite d’analyse la plus complète du marché, avec une IA de nouvelle génération qui aborde le cycle de vie complet de l’analyse”, a pour sa part assuré Jim Goodnight, PDG de SAS, aux participants de SAS Explore, nombre d’entre eux venant notamment d’Afrique.

De fait, sur le continent comme ailleurs dans le monde, la révolution du Big Data est déjà en marche.  Dans tous les domaines d’activité (santé, éducation, finance…), les outils d’aide fondé sur l’IA font désormais partie du paysage et les innovations se multiplient pour répondre aux immenses besoins du continent. “”Pour exploiter le potentiel en Afrique, il faudra investir dans les jeunes grâce à l’accès et au soutien d’une éducation, d’une formation et d’outils adaptés. Nous devons les préparer à l’ère du numérique axée sur les données, où ils peuvent mobiliser leurs talents et leurs compétences », a exhorté le PDG de SAS, qui a toutefois rappelé que « cela [nécessiterait] beaucoup plus de collaboration entre les gouvernements, les universités et le secteur privé pour s’assurer qu’un plan cohérent [soit] en place et pour mieux développer les viviers de talents qui sont prêts à découvrir les réponses de demain ».

C’est dans ce cadre que SAS s’est associé à trois universités sud-africaines (les universités du KwaZulu-Natal, du Nord-Ouest et du Cap-Occidental) pour lancer l’initiative Teachers4DataAnalytics, un programme de formation d’enseignants dont l’objectif est de donner à ces derniers les connaissances et les outils pour encourager le développement des filières STIM (acronyme de Science, technologie, ingénierie et mathématiques), socle sur lequel est basé l’actuelle transformation numérique.  « Une Afrique remplie de citoyens compétents en science des données, en intelligence artificielle, en apprentissage automatique et en ingénierie du cloud est une Afrique qui peut mener le reste du monde à travers toutes les perturbations numériques. Nous pouvons, collectivement, mener la quatrième révolution industrielle et développer durablement les industries et les économies dans le futur », a plaidé le patron de SAS.

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