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Moustapha Sow, le jeune loup de la finance africaine

Après une carrière comme banquier, Moustapha Sow a fondé son cabinet de conseil dans son pays, le Sénégal. Il a confié à Forbes Afrique sa passion pour l’Afrique et sa vision de l’avenir du continent. 

© SF Capita

Moustapha Sow est l’aîné d’une famille de 12 enfants. Il fêtera ses 39 ans en février prochain. Le jeune financier est né à Kaolack, une localité située au centre du Sénégal où il a grandi et fait toute sa scolarité. En 2001, après le baccalauréat, il prend le large. Il part d’abord à Détroit, dans le Michigan, avant de débarquer à Montréal en 2004 pour démarrer ses études universitaires. Après un bachelor en sciences économiques, puis un diplôme d’études supérieures en finance, il est recruté par Citibank, où il entame vraiment sa carrière de banquier. Mais en 2012, il démissionne et rentre au Sénégal, où il occupe un poste de direction dans une filiale de la Banque islamique de développement. En juin 2017, Moustapha Sow se lance dans l’entrepreneuriat avec la création de son cabinet SF Capital, spécialisé dans le conseil. Forbes Afrique a voulu en savoir plus sur cet homme d’affaires amoureux de l’Afrique.

Forbes Afrique : Pourquoi étiez-vous si pressé de rentrer en Afrique ?

Moustapha Sow : Parce je me suis toujours dit que dans la vie il y a des pays qui vous habitent et d’autres où vous habitez. Le Canada m’a habité et je lui en suis très reconnaissant, mais le Sénégal, l’Afrique, ce sont mes berceaux. C’est là où j’habite. N’oublions pas que les gens quittent leur pays pour deux raisons : chercher une vie meilleure et/ou s’instruire. Moi j’ai quitté le Sénégal avec un objectif clair : me former et revenir servir mon pays. Pour moi, l’Afrique représente ma maison, ma personne, ma vie, mes réflexions, mes ambitions, ce qui d’ailleurs justifie mon attachement inconditionnel à ce continent. Ce que j’ai apporté à l’Afrique en y revenant, c’est mon expérience, mon expertise, mes convictions, mon dévouement, ma passion, mon leadership… Bref, ma vie.

Quel a été votre parcours dans l’univers de la finance ?

M. S. : J’ai commencé la finance un peu tard, en 2009, à United Bank of Africa au Sénégal, avant d’être admis à l’université McGill au Canada pour faire mes études de second cycle en finance six mois après. En 2010, j’ai été recruté par Citibank dans leur Graduate Program en tant qu’analyste de la Corporate & Investment Bank. En 2012, malgré les bonnes conditions dont je bénéficiais et une situation privilégiée, j’ai démissionné pour revenir au bercail. La Banque islamique de développement (BID) m’a donné l’opportunité de découvrir le continent en tant que directeur Afrique d’ICIEC, la filiale de la BID en charge de la promotion des investissements étrangers et du commerce dans ses pays membres. J’ai pu visiter plus de 30 pays en quatre ans. Cette expérience m’a permis d’être impliqué dans de nombreux projets structurants. Cela m’a aussi permis de connaître l’Afrique en profondeur, de connaître les secteurs prioritaires d’investissement, de comprendre le commerce aussi bien intérieur qu’extérieur, ainsi que les progrès qui ont été réalisés et les défis à relever.

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous à la page 34 du numéro 53 Janvier 2019, en vente ICI.