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Porté par ses opérations panafricaines, UBA affiche près de 300 millions de dollars de bénéfices en 2021

Tony Elumelu, président d'UBA ©Heirs Holdings

Le groupe bancaire panafricain présidé par Tony Elumelu a gagné près de 300 millions de dollars de profits l’année dernière. Une performance solide qui conforte la stratégie d’expansion continentale de l’établissement financier ainsi que sa gestion au cordeau.

Les années se suivent et se ressemblent pour United Bank for Africa (UBA), qui continue d’engranger les fruits de sa stratégie d’expansion panafricaine : le quatrième établissement financier nigérian par la masse des actifs sous gestion (20,48 milliards de dollars) a bouclé l’année 2021 avec une nouvelle progression de ses bénéfices. Publiés le 4 mars sur le site de la bourse de Lagos (Nigerian Stock Exchange), les comptes annuels de l’établissement financier font ressortir un résultat net annuel audité de 286 millions de dollars (118,68 milliards de nairas) pour l’exercice clos le 31 décembre 2021, en hausse de 8,7 % par rapport à l’exercice précédent.

Tous les indicateurs financiers au vert

Plus largement, c’est l’ensemble des indicateurs financiers du groupe (qui compte 24 millions de clients au total) qui est bien orienté, le directeur général d’UBA, Kennedy Uzoka, justifiant cette bonne performance par « une année [2021] de reprise mondiale […] tandis que « les chaînes d’approvisionnement se [sont remises] des perturbations dévastatrices subies en 2020 ». Dans le détail, le total des actifs sous gestion a progressé de 11 % au cours des douze derniers mois, pour atteindre 20,48 milliards de dollars contre 18,55 milliards de dollars en 2020. De même, le portefeuille des prêts a augmenté de 7,7 %- à 6,74 milliards de dollars- tandis que l’ensemble des dépôts de la clientèle se montait à 15,42 milliards de dollars fin 2021. Un montant en progression de 12,2 % par rapport au précédent exercice, et que la direction du groupe explique par « la confiance accrue des clients, l’amélioration de l’expérience client, les succès du programme de transformation commerciale en cours et l’approfondissement de la franchise de la banque de détail ». Par ailleurs, « grâce à une gestion active et diligente de l’actif et du passif, la banque a été en mesure de protéger sa marge d’intérêt nette et à modérer le coût des fonds (CoF) de 70 points de base à 2,2 pour cent, contre 2,9 pour cent l’année précédente », s’est félicité le directeur financier d’UBA, Ugo Nwaghodoh.

Une stratégie d’expansion panafricaine confortée

Un vrai tour de force dans la mesure où l’annonce de ces résultats intervient dans un contexte économique marqué par une incertitude et des tensions géopolitiques internationales accrues. Davantage, les solides performances de la banque nigériane, fondée et présidée par le milliardaire Tony Elumelu- icône du capitalisme nigérian et par ailleurs patron du groupe diversifié Heirs Holdings- conforte sa précoce stratégie d’expansion panafricaine, initiée dès le début des années 2000. Résultat, les filiales africaines hors-Nigeria représentent aujourd’hui près de 50 % des revenus de l’établissement financier mais, d’ores et déjà, plus de 60 % de ses bénéfices (63,2 %). Une dynamique positive qui ne semble pas prête de s’arrêter : les prêts et dépôts hors-Nigeria ont respectivement progressé de 14,5 % et 27,3 % en 2021, portés par un réseau de filiales (Ghana, Cameroun, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire…) qui n’a d’égal sur le continent- par sa couverture géographique – que ceux des établissements Ecobank, Attijariwafa, BCP et Bank of Africa.

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