Portrait

Aymard Djadchin, l’homme qui promet des hôpitaux intelligents

Une année à peine s’est écoulée depuis la création de son entreprise de conception de logiciels, mais Aymard Djadchin est sans doute déjà grâce à Hospisoft, son application primée l’année dernière, l’un des jeunes startuppers africains à surveiller de près dans les prochaines années.

© PATRICK NELLE

Hospisoft est une application de gestion des services de santé, conçue à l’origine pour les hôpitaux. Elle convient à tous les types de centres de santé. Elle prend en compte chaque patient depuis son accueil à l’hôpital jusqu’à sa sortie, en traitant les consultations, l’hospitalisation et éventuellement la chirurgie. «Basée sur l’intelligence artificielle, Hospisoft est conçue pour aider le médecin à poser rapidement un diagnostic précis et pertinent», explique Aymard Djadchin, son concepteur, âgé de 28 ans.

Son invention lui a déjà valu une récompense. En septembre dernier, Aymard Djadchin a remporté le «We Data Challenge». Proposé par l’université de Pau en France, cet événement est une rencontre annuelle organisée par LumenAi, une entreprise de technologie française spécialisée dans l’optimisation et la gestion de bases de données ainsi que dans l’e-learning. Le We Data Challenge récompense les projets de démarrage de start-up intégrant l’intelligence artificielle. Le thème principal de la rencontre était : «Intelligence artificielle et santé». Aymard Djadchin y a présenté son application Hospisoft, remportant le prix avec au passage une prime de 10000 euros. Une étape décisive pour le jeune entrepreneur, lui offrant des opportunités de collaboration et de partenariat avec des entreprises technologiques bien établies en France et en Europe.

Aymard Djadchin s’active depuis lors à commercialiser Hospisoft. «Le logiciel est déjà utilisé dans deux cliniques ici, à Douala. Nous formons actuellement le personnel de ces établissements», préciset-il. Des négociations sont en cours avec d’autres cliniques, l’objectif étant d’abord de s’établir sur le marché local. «Un marché local constitué de 280 cliniques concentrées sur Douala et Yaoundé, et 600 à 700 cliniques agréées sur l’ensemble du Cameroun», détaille Aymard Djadchin.

DES RÉSISTANCES SUR LE TERRAIN

La version d’Hospisoft vendue sur le marché local est principalement un outil de gestion hospitalière qui n’inclut pas beaucoup des fonctionnalités d’intelligence artificielle du logiciel. Le déploiement de l’application devra cependant faire face à des résistances sur le terrain. Certains médecins se montrent sceptiques …

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous  pages 26-27 du numéro 56 Avril 2019, en vente ICI.