Portrait

Denise Epoté, figure emblématique de TV5 Monde Afrique

Dirigeante depuis 1998 de TV5 Monde Afrique, chaîne sur laquelle elle anime aussi le rendez-vous hebdomadaire Et si vous me disiez toute la vérité, Denise Epoté sera à l’antenne en direct de Dakar le 26 septembre dans le cadre de l’opération « La piste de la francophonie ». Rencontre avec la journaliste camerounaise multiprimée et ardente défenseuse de la cause des femmes.

© CHRISTOPHE LARTIGE / CL2P / TV5MONDE

Forbes Afrique : Vous participez à «La piste de la francophonie» que lance Yves Bigot, le patron de TV5 Monde. Quelle en est l’idée?

DENISE EPOTÉ : À l’heure où est mis en ligne  le premier dictionnaire de la francophonie, l’idée est de célébrer la vitalité de la langue française et des francophones. Leur jeunesse, leur énergie, leur modernité, leurs initiatives dans tous les domaines, où qu’ils se trouvent. Ainsi, vous savez que pour les Africains, le français est leur langue. Ils se la sont appropriée et l’enjolivent de mots et d’expressions, comme les Québécois ont pu le faire. On va ainsi «à la primature» pour voir le Premier ministre, «à l’essencerie» pour prendre de l’essence, «à la dibiterie» pour acheter de la viande… C’est une opération exceptionnelle pour montrer ce qui nous réunit plutôt que ce qui nous sépare.

Quels seront les pays concernés par ce tour du monde?

D. E. : Cette «piste de la francophonie» visitera 18 villes d’Atlantique francophones de 5 heures du matin à Nouméa avec Patrick Simonin jusqu’à 1 heure du matin à Paris avec Guillaume Durand, en passant par Pékin, Bamako, Kigali ou Montréal. Cela ressemble au tour du monde de la francophonie proposé il y a deux ans qui mettait en valeur les francophones sur les cinq continents et que j’avais présenté à Paris en duplex avec Kinshasa. Cette fois, en collaboration avec la RTS, je serai pendant une heure en direct de Dakar (à 10 heures, heure locale) avec la présentatrice de l’émission Kenkelibaa, Sarah Louyah.

Comment se déroulera ce moment particulier?

D. E. : Nous recevrons tous ceux qui participent à la création artistique sénégalaise. Des musiciens comme Youssou N’Dour et Ismaël Lô, lesquels d’ailleurs ont composé l’habillage musical de TV5 Monde, ou le rappeur Didier Awadi; des écrivains comme Aminata Sow Fall, Cheikh Hamidou Kane ou le poète Amadou Lamine Sall; des cinéastes comme Mati Diop, la réalisatrice d’Atlantique… Nous visiterons également la maison de Léopold Sédar Senghor, devenue musée.

En septembre et en octobre, vous reprenez également les rênes du magazine de Guillaume Durand 300 millions de critiques.

D. E. : Je le remplace en effet avec Laurent Bazin pour trois émissions enregistrées avec les chroniqueurs habituels dans le nouveau musée des Civilisations noires de Dakar. Elles s’articuleront autour de trois invités emblématiques : le conservateur du musée, Hamady Bocoum, le ministre de la culture et de la communication du Sénégal  Abdoulaye Diop et Marina Sow, la fille du sculpteur qui préside l’association Maison Ousmane Sow. Nous évoquerons la créativité du Sénégal à travers ses artistes…

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous pages 80-81 du numéro 60 Septembre 2019, en vente ICI.