Portrait

Soins de luxe aux racines africaines

Ozohu Adoh a imaginé avec la marque Epara des produits soigneusement formulés avec des ingrédients botaniques africains et des emballages durables de haute qualité. Lorsqu’elle les a mis au point, elle a su que ses clientes seraient en majorité des femmes africaines, car elle avait prévu de leur proposer des produits naturels tout en s’approvisionnant en Afrique. Mais Epara a aujourd’hui conquis le monde entier. Rencontre.

Ozohu Adoh a créé une gamme unique de soins de la peau de luxe destinés aux femmes de couleur.

Ozohu Adoh, a grandi au Nigeria. Elle est titulaire d’un MBA de l’université d’Oxford et est basée à Londres. En 2014, cette ancienne employée de la finance est devenue entrepreneure dans le domaine des soins de la peau.

Forbes Afrique : Comment avez-vous créé les produits? Qu’est-ce qui vous a inspirée?

OZOHU ADOH : Ma peau avait beaucoup de problèmes, notamment de l’eczéma. J’ai essayé beaucoup de produits de luxe, mais rien n’a fonctionné. J’ai décidé de créer mes propres produits. J’ai recherché des ingrédients naturels africains tels que le moringa et les huiles essentielles, puis j’ai commencé à faire des mélanges dans ma cuisine. J’ai vite commencé à voir de bons résultats sur ma peau. Après avoir testé les produits avec un groupe de discussion qui a abouti à des commentaires très encourageants, je me suis associée à un laboratoire britannique pour développer une gamme. Cela a conduit à la naissance d’Epara Skincare. La collection de 10 produits est axée sur deux facteurs principaux : la promotion de l’hydratation et le traitement de l’hyperpigmentation.

Le marché de la beauté s’avère être un environnement très compétitif au niveau mondial, avec un grand nombre de sociétés de beauté, de détaillants, de jeunes entreprises et de fonds d’investissement se concentrant sur ce secteur.

O. A. : C’est exact, mais j’ai estimé qu’il était important de créer une marque bien pensée avec laquelle mes clients seraient ravis d’interagir. L’objectif étant que toute personne utilisant les produits se sente enveloppée dans le luxe. J’ai donc choisi un nom, Epara, qui signifie «cocon» dans le dialecte ebira, pour évoquer cette idée d’enveloppement dans le luxe. Nous voulions que chaque point d’interaction, de l’odeur à la texture, en passant par la présentation de la marque, soit représentatif de cette idée de luxe. En plus d’assurer des recherches rigoureuses pour la création de produits non seulement efficaces, mais adaptés aux besoins des femmes de couleur, l’obtention du bon positionnement a demandé un investissement certain. Dans un marché encombré, vous devez présenter une proposition unique et distincte. Et je dirais que nous avons pu le faire avec Epara. Pour devenir entrepreneur, il faut constamment réfléchir à de nouveaux concepts et à des plans pour améliorer la marque, organiser la logistique et développer l’entreprise. C’est très excitant d’être propriétaire d’une entreprise. Cela fait du bien de voir mes produits dans différents pays et de recevoir des commentaires positifs.

Combien de temps avez-vous consacré à la recherche des ingrédients que vous utilisez et comment les avez-vous choisis?

O. A. : Il nous a fallu environ trois ans du concept au produit. J’ai commencé à travailler dessus en 2014 et nous avons lancé la marque en 2017. Au cours de ces trois années, deux ont été consacrées à l’approvisionnement en ingrédients. Nous voulions nous assurer que …

Pour lire l’intégralité de cet article, rendez-vous pages 26-27 du numéro 60 Septembre 2019, en vente ICI.