L’intelligence artificielle (IA) et le Machine Learning (ML) pourraient changer la donne en Afrique, générant plusieurs millions d’emplois1 et un gain substantiel au produit intérieur brut (PIB). Mais cet impact dépendra de l’accessibilité de ces outils et de leur compréhension par tous. C’est précisément sur ces deux volets qu’est engagée la Franco-Centrafricaine Kathleen Kallot. Autrefois attirée par le droit, cette autodidacte a troqué ses codes juridiques pour les lignes de code. Elle se consacre désormais à la défense des données du continent, militant pour l’autonomie de celui-ci dans l’arène technologique mondiale.
Par Goudet Abalé
À seulement 33 ans, « Kate » figure parmi les 100 personnalités de l’IA les plus influentes au monde selon le Time Magazine. Mais rien ne semblait prédestiner cette diplômée de l’EFAP (École des nouveaux métiers de la communication, officiellement « École française des attachés de presse »), à la voix douce et au rire contagieux, à la carrière qu’elle allait embrasser par la suite. Et pour cause : elle a débuté ses études dans le droit, avant de s’orienter vers le journalisme. « La tech, je l’ai découverte un peu par accident », confie-t-elle. Le déclencheur ? Sa passion pour la culture japonaise, qui l’amène en échange universitaire à Tokyo, où un cours lui ouvre les yeux. « Un expert de Sony nous a expliqué comment Softbank utilisait la technologie pour transformer le regard des Japonais sur les afrodescendants. J’ai compris alors que c’était un vrai levier de changement sociétal – et que je voulais faire carrière dans ce domaine ».


Kate Kallot au sommet Time 100 Africa, en novembre 2023 à Kigali. À ses côtés, Fatima Tambajang, responsable des relations avec les développeurs en Afrique pour les startups et l’écosystème du capital-risque chez Nvidia
Un Caractère d’Aventurière
De retour à Paris, Kate décroche un stage chez Intel, qui débouche sur une embauche à Swindon (Royaume-Uni). Malgré la difficulté des premières années (« Je pleurais tout le temps… J’ai même failli quitter la boîte »), elle gravit rapidement les échelons. Après l’Angleterre, direction la Pologne puis les États-Unis, où elle rejoint en 2017 l’équipe d’une société récemment acquise par Intel. C’est là que son défi le plus important l’attend : lancer un kit de développement en IA. « En trois mois, je dois tout apprendre sur l’IA, maîtriser nos outils, produire tous les supports marketing… ». Malgré les nuits blanches et les appréhensions, le succès dépasse ses espérances : en trois jours, Kate et son équipe vendent 3 000 kits.
S’ensuit une ascension aussi fulgurante que logique, selon sa sœur Marie-Flore, de huit ans sa cadette : « Petite, Kate avait un caractère d’aventurière. Elle ne craignait ni d’essayer ni d’échouer. Et notre famille a connu des difficultés financières qui ont forgé en nous une rage de vaincre. C’est cette force qui l’anime encore aujourd’hui, et son désir de nous aider, ma mère et moi. Elle n’avait pas d’autre choix que de réussir ».
En septembre 2018, cinq ans après son premier poste, Kate Kallot est promue directrice AI Vision Solutions Ecosystem d’Intel. Une fonction qu’elle occupe quelques mois, avant d’être débauchée par le leader mondial des technologies de microprocesseurs, Arm, en tant que directrice Machine Learning Ecosystem. Elle n’a même pas 30 ans et figure déjà parmi les leaders de son secteur. Au point qu’elle pilote et participe à des initiatives qui façonneront le monde – à l’instar du mouvement TinyML (champ d’application du Machine Learning appliqué aux tout petits objets), qui voit le jour grâce à une collaboration entre Arm, Google, Samsung, et Facebook. « Depuis, le mouvement s’est implanté à travers le monde, et notamment en Afrique, avec des chapitres majeurs au Kenya et au Nigéria. Évidemment, j’en suis fière ! »

Racines et Résilience : La Force de l’Héritage Familial
Si sa carrière a démarré en Europe pour connaître son acmé aux États-Unis, Kate assure n’avoir jamais oublié d’où elle venait. Car depuis toute petite, elle entretient un lien avec son continent d’origine, dont elle a souvent questionné la situation lors de ses visites en Centrafrique. « Je me posais des questions : pourquoi Bangui était aussi différent de Paris ? » Sa sœur précise : « À chaque visite à Bangui, on était frappés par la richesse de notre pays. Une richesse évidente, mais si mal exploitée. Il y a vraiment quelque chose qui nous interpellait… ».
« Depuis toute petite, elle entretient un lien avec son continent d’origine, dont elle a souvent questionné la situation lors de ses visites en Centrafrique »
Ce questionnement trouve un écho dans l’histoire de leur grand-père, Joseph Kallot, l’un des premiers diplômés africains de l’École nationale supérieure de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or près de Lyon. « Son exemple a toujours été une source d’inspiration pour moi. Il a étudié aux États-Unis, à Washington et dans l’Indiana. Il a rencontré [John Fitzgerald] Kennedy et a travaillé pour Interpol, avant de revenir servir son pays au sortir des indépendances », déclare Kate. « Pour nous qui avons grandi sans figure paternelle, notre grand-père a représenté une boussole morale, une direction à suivre. Il a toujours été fidèle à ses convictions, et c’est aussi pour ça qu’il a perdu la vie », explique Marie-Flore.
En effet, le retour du patriarche Kallot prend, peu après, une tournure tragique, lorsqu’il est arrêté, en avril 1969, dans le cadre des répressions du coup d’État intenté par l’ancien ministre des Finances Alexandre Banza. Impliqué malgré lui, Joseph est emprisonné et décède sous la torture. Sa veuve, Christine, subit-elle aussi la cruauté du régime de Bokassa. Arrêtée et déportée avec ses cinq enfants dont le plus jeune est encore bébé, elle est finalement libérée en juin 1971 pour être placée à la tête d’un centre social de Bangui portant le nom de Catherine Bokassa. Un geste de réconciliation de la part du régime en place qui n’empêche pas l’émigration de Christine en France où elle exercera longtemps le métier de sage-femme, avant de prendre sa retraite en Centrafrique en 2012.
Cette résilience a marqué l’enfance de Kate. D’autant que sa grand-mère aimait lui raconter les récits inspirants de son grand-père. Kate se remémore : « Il aurait pu avoir une carrière brillante à l’international, mais son amour du pays l’a ramené chez lui ». Un exemple qu’elle va, elle aussi, suivre lorsque se pose la question de retourner en Afrique pour le second chapitre de sa carrière.


Un Déclic Qui Change Tout
En 2019, lors d’une mission au Malawi avec l’Unicef, la jeune femme vit un moment décisif. Elle constate que les produits technologiques, y compris ceux de son employeur, y sont vendus à des prix prohibitifs, « souvent trois fois plus élevés que sur les marchés occidentaux », malgré leur utilité évidente pour le développement de la tech locale. Alors qu’elle n’était pas venue sur le continent depuis cinq ans, elle se trouve confrontée à la dure réalité. « Nous visitions une école… et les larmes ont commencé à couler. C’était comme si quelque chose me rappelait ma véritable mission : démocratiser la technologie, chez moi, avant toute chose », confie-t-elle. Cette expérience déclenche une période d’introspection.
Entre-temps, Kate a attiré l’attention de Jensen Huang, PDG de Nvidia. « Après une première approche, ils sont revenus vers moi avec une proposition qui élargirait l’impact de la société en Afrique. » Elle accepte alors de diriger le département Global Developer Relations & Emerging Areas du groupe, orchestrant depuis New York l’expansion de l’entreprise sur les marchés émergents. Dans ses nouvelles fonctions, Kate lance le programme Nvidia Emerging Chapters, destiné à soutenir les développeurs du continent… Qui se montrent réceptifs. Preuve en est, les inscriptions africaines à la conférence Nvidia GTC de novembre 2021 triplent par rapport à l’édition 2020. Le Nigéria est même classé 3e pour la région EMEA (Europe, Middle East & Africa), devant la France, l’Italie ou encore l’Espagne. Cinq autres nations africaines figurent parmi les quinze premiers en nombre d’inscrits, dont l’Égypte (6e) et la Tunisie (7e). C’est un bon début, mais ce n’est toujours pas suffisant…
« C’était comme si quelque chose me rappelait ma véritable mission : démocratiser la technologie, chez moi, avant toute chose »

Changer Le Monde et le Continent, Grâce à l’IA
Le vrai déclic survient lorsque le milliardaire britannique Richard Branson invite Kate sur son île privée, pour participer à une table ronde : « L’IA va-t-elle sauver ou détruire l’humanité ? » Kate plaide pour la première option, en présentant ses espoirs pour l’IA en Afrique à partir de l’histoire de son grand-père : « J’ai expliqué comment nous pouvions donner aux talents africains les outils adéquats pour changer le monde et leur continent, grâce à l’IA ». Cette intervention marque un nouveau tournant. « Après cet événement, je me suis interrogée sur ce que je faisais concrètement pour l’Afrique. C’est là que j’ai décidé de m’y installer ». À son firmament, Kate Kallot quitte Nvidia et la « Corporate America ». On est en juin 2022. Le projet est encore flou, mais elle en est convaincue : son avenir prend racine sur le continent.

« Je me suis interrogée sur ce que je faisais concrètement pour l’Afrique. C’est là que j’ai décidé de m’y installer »
Cette certitude se renforce quelques mois plus tard, à la COP27, où elle s’exprime sur les technologies émergentes et le capital naturel africain devant un parterre de ministres, investisseurs et experts. « On m’a fait prendre conscience d’un besoin crucial : celui de données environnementales suffisamment nombreuses en Afrique, et d’infrastructures suffisamment fiables pour les traiter efficacement ». Eurêka ! Kate quitte Charm el-Cheikh avec une ambition manifeste : créer le premier agrégateur de données 100 % africain. Elle le baptise « Amini » ; « foi » en swahili ; cette foi qui la pousse à investir ses économies dans ce projet, qui l’aidera à tenir face aux défis rencontrés, et qu’elle partage avec sa famille… «Pour moi, c’était évident dès le début. Kathleen a toujours eu une vision claire, et notre foi chrétienne renforce cette conviction. J’avais donc la certitude que cela allait fonctionner », résume sa petite sœur.

Amini, Catalyseur d’Une Révolution Africaine des Données ?
Alors que le continent ne détient qu’entre 1 et 1,7 % des centres de données mondiaux, selon l’organisme intergouvernemental panafricain Smart Africa, Kate entend positionner l’Afrique pour capter une part notable d’un marché mondial de l’IA estimé à 15,7 trillions de dollars d’ici 2030 (dont 1,2 trillion pour le continent africain) selon PwC. En ce sens, elle compare Amini à un pipeline. « Nous collectons les données brutes et construisons un système pour les nettoyer, les formater, puis les distribuer de manière fiable. Si les données sont le nouveau pétrole, nous devons en extraire la valeur ici [en Afrique]. C’est une mission qui nous ramène à notre propre souveraineté et qui s’appuie sur un facteur clé : la confiance ».
Concrètement, la Deep Tech récolte des données à partir de satellites, de drones, et de capteurs terrestres, puis utilise l’apprentissage automatique et les analyses prédictives pour transformer ces vastes ensembles en renseignements «actionnables ». « Nous ne vendons pas des données. Nous vendons un outil pour prendre de meilleures décisions », explique l’entrepreneuse. Ce à quoi Stéphanie Betts, aujourd’hui conseillère stratégique de la start-up après en avoir été la première cliente via le groupe britannique Aon, renchérit : « La technologie unique d’Amini, grâce à la transparence qu’elle offre, permettra rapidement à de nombreux acteurs, particuliers, entreprises ou gouvernements de prendre des décisions en étant mieux informés, grâce à une estimation du risque beaucoup plus précise. Ce qui devrait ouvrir de nouveaux horizons pour de nombreux secteurs, tout en améliorant les flux de capitaux vers le développement durable ».
« Nous ne vendons pas des données. Nous vendons un outil pour prendre de meilleures décisions »

Une Estimation Précise Du Risque
Par exemple, Amini utilise l’analyse prédictive d’images satellitaires pour identifier les zones de sécheresse ou les déficits en irrigation. Cette approche permet à d’autres acteurs de déployer des solutions visant à améliorer les rendements et à réduire les pertes des agriculteurs africains. Elle a permis à Amini d’améliorer les chaînes d’approvisionnement agricoles et de protéger les producteurs contre les pertes sur 2,5 millions d’hectares de terres en Afrique de l’Est. De même, en Ouganda, la start-up a contribué à réduire le coût de l’assurance de 30 %, augmentant ainsi le nombre d’agriculteurs couverts. Enfin, l’entreprise vise à soutenir la réhabilitation de 1 million d’hectares de champs de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire, à restaurer 600 000 hectares de terres caféières en Afrique de l’Est et à promouvoir l’agroforesterie sur 3 millions d’hectares au cours des trois prochaines années. « Notre conviction repose sur une simple observation : l’accès aux données engendre la transparence, laquelle forge la confiance. Et là où la confiance s’installe, les investissements suivent ». Justement, pour accélérer ses activités, la jeune pousse kényane a dû lever 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) lors d’un tour de pré-amorçage en avril 2023. Facile avec un tel bagage professionnel ? Bien au contraire, réfute sa fondatrice : « C’était un défi énorme pour moi. Être une femme noire, diriger une entreprise de Deep Tech en Afrique, avec une équipe locale… Tous ces facteurs m’ont fermé de nombreuses portes ». Elle avoue avoir d’abord ciblé des investisseurs africains, sans succès : « Beaucoup ne comprenaient pas la technologie ou ne voulaient pas soutenir une solo-founder ». Mais la situation se décante rapidement grâce au soutien de Pale Blue Dot, un fonds suédois axé sur les startups climatiques, aux côtés de Superorganism, RaliCap, W3i et Emurgo Kepple Ventures, entre autres. Heidi Lindvall, General Partner chez Pale Blue Dot, explique sa décision : « Saisir l’opportunité d’investir dans une start-up aussi prometteuse, alignée avec notre mission, et de participer à une initiative qui pourrait transformer de manière significative la gestion des données et la transparence en Afrique nous semblait évident », avant d’ajouter : « Attention, elle n’était pas non plus ignorée de tous ! Il y avait beaucoup de concurrence pour investir, nous avons dû “nous battre” [rires] ». Ce que confirme également l’un de ses conseillers, l’homme d’affaires gabonais Liban Soleman, membre des conseils d’administration du Rwanda Development Board (RDB) et du fonds d’investissement Future Africa : « Contrairement à ce qu’elle veut bien reconnaître, elle s’en est très bien sortie. Elle a de très bons investisseurs et a même dû en refuser certains ». D’autant plus que moins d’un an après son lancement, en octobre 2023, la start-up sécurise un montant additionnel de 4 millions de dollars (3,7 millions d’euros), lors d’un tour de seed mené par Salesforce Ventures et le Female Founders Fund. La participation renouvelée des investisseurs précédents rassure les nouveaux venus. Le tour de table est bouclé en seulement trois semaines. « The rest is history », disent les Anglo-Saxons.

En moins de deux ans, Amini s’est forgé une réputation de pionnier, étendant son influence du Kenya à la Côte d’Ivoire, en passant par le Sénégal et l’Ouganda. Des leaders mondiaux comme Aon, numéro un du courtage en assurance, mais aussi des gouvernements, comme celui de la Barbade, ont été conquis par la perspicacité de Kate et l’efficacité de sa plateforme. C’est ce qu’explique Heidi Lindvall : « Dès nos premières discussions, sa vision, sa capacité à transmettre sa vision, son parcours impressionnant et la profondeur de son réseau m’ont convaincue ». Mais c’est surtout Stéphanie Betts qui en témoigne le mieux : « La capacité d’Amini à simplifier des données complexes en solutions tangibles et fiables a fait de l’entreprise un partenaire essentiel pour Aon, pour entreprendre l’harmonisation des protections entre pays développés et pays en voie de développement en termes d’assurance. La qualité de son équipe y est aussi pour beaucoup ! ». Ce à quoi Lindvall ajoute : « L’équipe est [tout simplement] exceptionnelle ».

Un Modèle Pour l’Innovation Technologique Africaine
Amini compte en effet 25 collaborateurs, parmi lesquels des anciens de Microsoft, de la NASA, de MTN, ainsi que quelques esprits autodidactes formés sur le terrain. « Nos processus de recrutement rivalisent avec, voire surpassent ceux de Google », déclare la fondatrice, une pointe de fierté dans la voix. Tous ces talents affichent un véritable sentiment d’appartenance et de fidélité envers Kate, dont le leadership est défini comme coopératif. L’un d’eux déclare : « Elle aime travailler avec des personnes proactives, curieuses et autonomes. Ce modèle encourage chacun à assumer ses responsabilités », avec parfois quelques tensions. La fondatrice a notamment dû faire face à certains défis : « Nous avons dû nous séparer de l’un de nos premiers employés. Construire une entreprise avec des talents de haut niveau, où l’on encourage l’ouverture, la collaboration, et l’intégrité dans un environnement où ce n’est pas courant est difficile. Ajoutez à cela le fait que je suis une femme… » Elle précise néanmoins : « L’équipe fondatrice avec laquelle j’ai commencé Amini est toujours là. La vision de novembre 2022 est la même qu’aujourd’hui. Nous sommes très attentifs à notre culture interne, car, je le dis souvent à mon équipe, elle peut faire ou défaire ce que nous essayons d’accomplir ».
Justement, Clinton Oduor, présent depuis les prémices, partage son ressenti : « [En matière de culture], je dirais que Kate nous incite à penser au-delà du code et des algorithmes. Elle nous défie de réfléchir à l’impact de nos efforts sur la transformation concrète du quotidien de nos populations ». Même constat pour Charlette N’Guessan. Cette jeune prodige de la tech ivoirienne, qui a rejoint Amini après avoir fondé sa propre start-up de reconnaissance faciale, décrit sa patronne comme visionnaire : « Kate ne se contente pas de suivre les tendances, elle aspire à les créer. Lorsqu’elle m’a proposé de la rejoindre, j’y ai vu l’opportunité de changer les règles du jeu pour notre continent. Le défi m’a tout de suite plu ! »
Ce témoignage – comme tant d’autres – souligne un point fondamental : Kate Kallot semble parvenir à entraîner quiconque dans sa projection d’un futur qu’elle perçoit avec une clarté presque palpable. Selon Liban Soleman, c’est cette capacité unique à voir au-delà du présent qui ferait d’Amini un modèle pour l’innovation technologique africaine : « Avant même que l’IA et le Machine Learning ne deviennent des sujets courants, Kate en parlait déjà. Elle percevait avec une grande clarté le futur qui se dessine aujourd’hui, aussi bien à l’échelle mondiale qu’en Afrique ». La principale intéressée abonde dans ce sens : « Amini est une Deep Tech. Nous ne nous contentons pas d’utiliser des technologies existantes ; nous inventons, nous repoussons les limites du possible et nous investissons massivement dans la recherche et le développement. En somme, nous construisons le futur ; à partir d’une équipe jeune, brillante, et prête à transformer notre continent. Ce désir de bâtir, ensemble, un avenir accessible et profitable à tous oriente chacun de nos pas ». Jusqu’où les mèneront-ils ? Réponse dans dix ans.
« Avant même que l’IA et le Machine Learning ne deviennent des sujets courants, Kate en parlait déjà. Elle percevait avec une grande clarté le futur qui se dessine aujourd’hui, aussi bien à l’échelle mondiale qu’en Afrique »
1. Ce qui représente une valeur ajoutée de 1,2 milliard de dollars.








