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L’ONU lance la Global Africa Business Initiative

António Guterres, Secrétaire général des Nations unies ©DR

Présentée par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres,  la première conférence inaugurale de la Global Africa Business Initiative (GABI), destinée à « mettre en lumière les opportunités économiques du continent africain de manière durable, inclusive et juste », selon ses promoteurs, s’est tenue dimanche 18 septembre à New York, un jour avant le début de l ’Assemblée générale des Nations unies.

Par la Rédaction

De fait, cette initiative portée par les Nations Unies a été l’occasion pour le dirigeant d’origine portugaise de rappeler que « malgré les crises et les défis qui l’affectent, […] l’Afrique est un continent au potentiel énorme ».  « On ne peut pas stopper l’Afrique. L’Afrique est un élément essentiel du commerce mondial et une destination d’investissement majeure. L’Afrique comprend certaines des économies les plus dynamiques au monde. Et l’Afrique a plus – beaucoup plus – à offrir », a notamment indiqué le Secrétaire général des Nations Unies devant son auditoire, notant en particulierque « tous les secteurs de l’économie africaine étaient en croissance » et que la « population jeune du continent représentait une main-d’œuvre dynamique et un énorme marché de consommateurs et d’entreprises [tandis] que l’accord sur la zone de libre-échange continentale africaine accélérerait encore les opportunités d’investissement et de commerce ».

Un optimisme assumé qui n’a toutefois pas empêché le Secrétaire général de l’ONU de rappeler que « l’Afrique [était] confrontée à d’énormes vents contraires et à des crises dont elle n’est pas responsable », citant notamment la pandémie de COVID-19, la crise climatique, la guerre en Ukraine, les inégalités croissantes, la crise du coût de la vie, le recul en matière d’objectifs de développement durable et un système financier mondial qui pénalise l’Afrique. Sans parler des systèmes financiers locaux, caractérisés par l’accès limité aux crédits bancaires et des taux d’intérêts souvent prohibitifs.

Gouvernements et secteur privé main dans la main

Face à ces défis multiples, António Guterres a appelé  les gouvernements et le secteur privé africains à œuvrer ensemble pour « créer les conditions du succès, avec des investissements audacieux et de nouveaux modèles de financement pouvant placer les objectifs de développement durable au cœur des modèles commerciaux », le chef de l’ONU notant par exemple que « l’Afrique disposait d’importantes sources d’énergie solaire, éolienne, hydraulique et géothermique qui pourraient en faire un leader des énergies renouvelables » avec à la clé la possibilité de créer plus de 6 millions de nouveaux emplois d’ici 2050. « L’heure est à l’innovation, aux nouveaux partenariats public-privé, aux emplois à haute valeur ajoutée basés sur des technologies renouvelables. Il existe des opportunités dans tous les secteurs – de l’éducation et de la santé à la finance et aux services », a exhorté le Secrétaire général, tout en rappelant qu’il n’était « tout simplement pas possible de construire un continent africain prospère, durable et stable sans la pleine contribution de la moitié de la population [féminine]»…

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