
Paris Sportifs I Qui Sont Les Leaders du Secteur ?
Soucieuses de s’imposer sur un marché en pleine expansion – mais très concurrentiel –, plusieurs marques ont pris des positions de leaders. À destination de

Soucieuses de s’imposer sur un marché en pleine expansion – mais très concurrentiel –, plusieurs marques ont pris des positions de leaders. À destination de

Ils étaient hier les coffres-forts de la rente, ils ambitionnent aujourd’hui de devenir les architectes de la prospérité. En un peu plus de vingt ans, l’Afrique est passée d’une poignée de fonds souverains à un écosystème de plus de 20 fonds actifs, pour un total estimé à 153 milliards de dollars d’actifs, selon le Sovereign Impact Report 2025 de l’IE University. Une somme modeste (moins de 1 % sur plus de 14 trillions gérés dans le monde), mais symptomatique d’une mutation idéologique : celle d’États décidés à doter leurs économies de sources d’investissement endogènes. Cette cartographie met en lumière ces nouveaux instruments du capitalisme public africain.

Sous la direction de Babacar Gning, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) confirme son rôle moteur dans la transformation économique du Sénégal. La structure a participé au financement d’infrastructures hospitalières, investi dans la transition énergétique et créé des fonds de capital-investissement qui investissent eux-mêmes dans des entreprises.

Trente-sept ans après avoir accueilli la compétition pour la dernière fois, le royaume chérifien s’apprête à vibrer de nouveau au rythme de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), à partir du 21 décembre. Cette 35e édition s’annonce sous le signe de l’ambition : le tournoi attire un nombre croissant de partenaires et s’inscrit dans une dynamique d’investissements stratégiques menée par le Maroc, avec en ligne de mire la Coupe du monde 2030. Décryptage.

Alors qu’ils incarnaient autrefois le génie entrepreneurial africain, certains empires ont vacillé après la disparition de leurs fondateurs, jusqu’à s’éteindre. Voici cinq histoires emblématiques de ces success-stories africaines transformées en tragédies entrepreneuriales. Des récits qui montrent la difficulté à transformer une réussite individuelle en dynastie pérenne, et la nécessité de préparer sa succession.

Discipline en pleine effervescence, l’e-sport s’impose désormais comme un véritable phénomène en Afrique, avec ses règles, ses fédérations, ses stars et ses enjeux économiques colossaux. Gros plan sur les initiatives en cours destinées à structurer ce secteur et y faire émerger des champions mondiaux.

Le business des paris sportifs en Afrique connaît une croissance fulgurante, portée par une population majoritairement jeune et disposant d’un pouvoir d’achat en nette progression. De quoi alimenter un marché dynamique et en pleine expansion et susciter l’engouement croissant d’opérateurs privés. Au-delà de son rôle de pourvoyeur d’emplois, la filière génère des revenus fiscaux substantiels pour les États africains. Ce phénomène soulève néanmoins des enjeux sociaux et économiques majeurs : les risques d’addiction (et d’endettement), mais aussi la prolifération de plateformes non contrôlées favorisant fraudes et escroqueries, ou encore la fuite de capitaux vers l’étranger. Le point, dans ce dossier spécial.

La spécificité des fonds souverains s’exprime dans leur rôle d’investisseur d’impact. Ces véhicules financent la croissance, avec un double objectif de rentabilité et de développement durable. Instruments publics prévus pour dialoguer avec le secteur privé, leur essor incarne la volonté des États africains de piloter une croissance souveraine, autonome et inclusive, au service des générations futures. Le point dans ce dossier spécial.

Pour les groupes familiaux africains, le passage de flambeau entre générations est souvent un enjeu majeur. D’où l’importance cruciale de préparer au mieux les jeunes héritiers, garants de la pérennité de l’entreprise. Tour d’horizon continental des meilleures pratiques.

Parmi les transmissions réussies, la relève de Johann Rupert à la tête du groupe Richemont, le passage du groupe De Beers d’Oppenheimer père à fils, ou l’irrésistible ascension du conglomérat Lagesse, illustrent la pérennité des visions familiales. À l’inverse, d’autres exemples prouvent que discordes internes, choix malavisés ou absence d’innovation peuvent aussi menacer cet héritage. Plongée dans l’univers de ces grandes familles qui pérennisent les réussites d’hier pour mieux bâtir l’Afrique de demain…

Réduire la congestion urbaine, améliorer l’accessibilité, promouvoir le transport écologique…À l’heure où de nombreuses métropoles engagent de lourds investissements pour améliorer la mobilité urbaine sur leurs territoires, deux urbanistes spécialistes de l’Afrique nous livrent leur analyse sur les défis particuliers auxquels sont confrontés ces acteurs. Si, d’un pays à l’autre, les cultures et les législations varient, de grandes tendances se dégagent, qui redessinent un secteur en pleine mutation.

D’Abidjan à Dakar en passant par Kinshasa, Yaoundé ou Douala, l’opérateur VTC Yango assure des centaines de milliers de déplacements quotidiens tout en contribuant à la professionnalisation d’un secteur historiquement informel. Au lendemain du lancement en Côte d’Ivoire de Yango Motors (sa division dédiée au secteur automobile), Bolat Abuov, responsable mondial du développement de la flotte et vice-président commercial, répond à nos questions.

Depuis 2016, le Bénin connaît une profonde transformation numérique qui prend ses racines à Sèmè City. La nouvelle Silicon Valley africaine entend bien définir ses priorités pour optimiser les impacts de ses recherches dans le quotidien des Béninois. Décryptage avec Claude Borna, la directrice générale de l’Agence de développement de Sèmè City.

Le trafic de faux médicaments provoque des catastrophes humaines comparables aux pires pathologies. Contre ce business plus rentable et moins risqué que le trafic de stupéfiants, des États tentent d’agir. La technologie fournit aussi des solutions concrètes. Un banal rhume, suivi d’un banal sirop… En cette fin 2022, sans doute est-ce une simple visite chez le médecin ou le pharmacien du quartier qui précéda le drame. Soixante-dix enfants de Gambie ne s’en remettront jamais. À cette époque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte…

Chaque année, ce sont plus de 100 épisodes graves de santé publique qui sont relevés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Afrique. Entre le manque de personnels qualifiés et d’infrastructures dédiées, le continent cherche des solutions à ses défis sanitaires. Désormais, l’e-santé est en mesure d’y répondre en partie… Sur le continent africain, les problèmes sanitaires sont nombreux. Le taux de mortalité infantile est l’un des plus élevés au monde. Selon un rapport de décembre 2022 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « près de 99 % des décès maternels surviennent dans les pays en développement, dont plus de la moitié en Afrique subsaharienne, où le taux est de 525 décès pour 100 000 naissances vivantes ; et où le taux de mortalité néonatale1 est de 27 décès pour 1 000 naissances vivantes ». L’Afrique, qui compte environ 18 % de la population mondiale, enregistre 50 % des décès dus à des maladies transmissibles et ne dispose que de 20 médecins pour 10 000 habitants, contre 320 en France, tandis que la couverture maladie universelle tarde à se mettre en place.

Depuis le début des années 2000, l’e-tourisme s’est généralisé, facilitant l’essor d’un secteur porté par les blogueurs du monde entier. Les nouveaux ambassadeurs du tourisme, dont la passion s’est parfois mue en véritable manne financière, font encore les beaux jours des réseaux sociaux.

Le tourisme international a poursuivi sa dynamique de reprise en 2024, avec environ 1,4 milliard de touristes internationaux enregistrés à l’échelle mondiale, selon les dernières données publiées par l’ONU Tourisme. L’Afrique a accueilli 74 millions de visiteurs internationaux, dépassant de 7% les chiffres de 2019 et de 12% ceux de 2023. L’Éthiopie et le Maroc ont affiché une croissance remarquable, respectivement +40% et +35%, tandis que la Tunisie et le Kenya (+9% chacun) ont eux aussi dépassé leurs niveaux d’avant la pandémie. Voici le classement des pays africains les plus performants. Classement.

Les pays de la péninsule arabique hébergent les fonds souverains les plus importants au monde. Fruits de l’histoire et de l’explosion du marché des hydrocarbures dans la deuxième partie du XXe siècle, ces fonds investissent massivement à l’étranger, principalement dans les pays développés.

Crédit Agricole, BNP, Standard Chartered et maintenant Société Générale ont cédé ou cèdent leurs filiales africaines à des investisseurs locaux ou panafricains. Marquant la fin d’un certain capitalisme européen, ce retrait progressif des banques occidentales du secteur bancaire africain favorise la montée en puissance d’une génération de banquiers décidés à se faire une place dans ce nouveau paysage financier.

Le Port autonome de Douala (PAD) représente l’axe central de l’économie camerounaise, par lequel transitent près de 75 % du commerce national. Pourtant, la désorganisation et l’insécurité du site ont longtemps pénalisé ses résultats. C’est donc au prix d’une sécurisation tous azimuts engagée depuis quelques années que le PAD a vu sa productivité se renforcer.

Retrait des groupes occidentaux, baisse de régime des filiales subsahariennes des banques marocaines, et surtout percée des banques régionales et locales… Le secteur financier africain continue sa mue. Mais, dans l’ensemble, il ne connaît pas la crise.

Le continent africain dispose de quatre grands bassins versants : le Nil, le Niger, le Zambèze et le Congo. Depuis les années 1970, les différents chefs d’État et gouvernements des pays concernés ont cherché à utiliser cet « or bleu » comme source d’énergie hydroélectrique. Disponible, accessible, pas chère, puissante et écologique. Une promesse portée par le barrage d’Inga, en République démocratique du Congo, encore à l’état de projet.

Avec une pluviométrie quasi nulle et des nappes phréatiques gravement touchées, l’Afrique du Nord souffre d’un important stress hydrique, obligeant une grande partie de la population à subir des épisodes de pénurie d’eau. Si rien n’est fait pour y remédier, les économies de la région pourraient en être fortement impactées au cours des prochaines années. Des solutions innovantes existent, mais elles peinent encore à se déployer. Initiatives

Paradoxe : si le continent africain dispose d’une eau en abondance, il est pourtant la région du monde la plus touchée par l’insécurité hydrique. Ce qui signifie qu’il y a plus d’eau disponible que d’eau réellement utilisée.
L’Afrique présente en effet un score très faible concernant le niveau d’accès – en toute sécurité – à l’eau et à l’assainissement, selon les résultats de l’enquête annuelle de 2023 de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations unies1. Seuls 6 pays sur 54 font exception : l’Algérie, l’Égypte, la Gambie, le Ghana, le Maroc et la Tunisie !